- Pour les autres personnages de ce nom, voir Ernst Stavro Blofeld.
- "Franz Oberhauser est mort il y a vingt ans, James, dans une avalanche aux côtés de son père. L'homme à qui tu parles en ce moment, celui qui est à l'intérieur de ton crâne, c'est Ernst Stavro Blofeld."
- ― Blofeld révélant son nouveau nom à James Bond tout en le torturant.
Franz Oberhauser est un citoyen autrichien né le 4 juillet 1946[1]. Fils de Hannes Oberhauser, moniteur d'escalade et de ski, il a grandi avec tous les privilèges d'un enfant unique, ce qui l'a rapidement amené à développer une personnalité extrêmement égocentrique. En 1983[2], Hannes a obtenu la garde temporaire de James Bond, un orphelin britannique âgé de 12 ans, après la mort de ses parents (Andrew et Monique Delacroix Bond) dans un accident d'escalade. Pendant deux ans, il a appris au garçon à skier, à grimper et à chasser. Franz est devenu jaloux de la relation paternelle solide qui liait son père à Bond, persuadé qu'il aimait plus son frère adoptif que lui.
Un article de journal évoquant la mort de Franz et de son père.
Cette amertume a finalement poussé Franz à assassiner son propre père lors d'un séjour à ski dans les Alpes de Kitzbühel, tout en se faisant lui-même passer pour mort à ses côtés dans une avalanche. La catastrophe était si grave que la piste a été fermée pendant 24 heures, empêchant les secouristes d'atteindre le sommet et de mener des recherches pendant ce laps de temps, ce qui a permis à Franz de disparaître des radars[3].
Franz Oberhauser étant officiellement mort, il a adopté le nom d'Ernst Stavro Blofeld, qui provenait de sa lignée maternelle. Il a refait surface des années plus tard, à la tête du SPECTRE, une vaste organisation terroriste secrète opérant dans l'ombre des gouvernements. Rongé par un besoin obsessionnel de voir Bond souffrir par des moyens élaborés pour lui avoir "volé" l'amour de son père, Blofeld aurait été l'architecte d'une grande partie des évènements qui ont marqué la carrière de 007 au sein des services secrets britanniques. Il revendique en effet la responsabilité des actions du Chiffre, de Dominic Greene et de Raoul Silva, ainsi que les morts de Vesper Lynd et de l'ancienne directrice du MI6, Olivia Mansfield ("M"). Parmi d'autres crimes infâmes, il avait ordonné à son associé M. White d'assassiner la famille Safin (dont l'entrepreneur pharmaceutique Gostan Safin[4]) pour permettre au SPECTRE de s'emparer du "jardin empoisonné", une île sur laquelle la famille fabriquait des toxines[5]. À l'insu de Blofeld, Lyutsifer Safin, seul survivant de la famille, a juré de se venger en anéantissant le SPECTRE.
Un véritable génie du crime qui tire des ficelles dans l'ombre, Blofeld jouit d'une influence immense dans le milieu de la pègre et peut rivaliser avec des organisations comme le MI6 en termes de puissance. Il a en effet accès à d'énormes quantités d'armes, de technologies et de repaires secrets à travers le monde. Imprévisible et remarquablement rusé, Blofeld est capable d'anticiper les mouvements de ses adversaires et de déjouer leurs ripostes sans avoir à se salir les mains directement. Il dirige le SPECTRE à la manière d'un dictateur totalitaire et inflige des punitions disproportionnées à ses subordonnés déloyaux. Pourtant, malgré sa cruauté, Blofeld est toujours extrêmement calme, affable et souriant, parlant avec une voix douce et n'élevant jamais la voix. Son comportement ressemble parfois davantage à celui d'un enfant mesquin et frustré qu'à celui d'un terroriste digne de ce nom. Néanmoins, cela n'empêche pas Blofeld de dégager une aura de terreur et d'intimider ses subalternes par sa simple présence. Dans le fond, c'est un mégalomane sadique et dépourvu d'empathie, le plus diabolique qui soit. Il est également narcissique et aime tourmenter ses ennemis en revendiquant ses méfaits. Blofeld est fasciné par le pouvoir et convaincu que la destruction et l'horreur peuvent instaurer un nouvel ordre.
Dans les films[]
007 Spectre (film)[]
Contexte et plan[]
Vers 2015, le SPECTRE orchestre une série d'attentats terroristes à travers le monde afin d'inciter les gouvernements à rejoindre "Neuf Sentinelles", un programme de surveillance massive proposé par C, une taupe du SPECTRE au sein du gouvernement britannique. Cette initiative sera lancée avec la coopération de neuf pays et l'Organisation obtiendra secrètement un accès illimité aux renseignements recueillis par ce système hautement invasif. En dehors de cela, la portée du SPECTRE ne cesse de s'étendre, le réseau étant désormais actif dans la contrefaçon de médicaments, la traite des êtres humains et la prostitution. Blofeld a aussi ordonné l'exécution de M. White, qui a refusé de s'impliquer dans des entreprises aussi sordides.
Réunion à Rome[]
- "C'est amusant... toute cette agitation de Mexico m'avait mis la puce non loin de l'oreille. Mais ce soir... en ces lieux, soudainement, cela paraît on ne peut plus logique. Bienvenue, James. Cela fait une éternité... mais enfin, nous y voilà. Tu en as mis du temps. Coucou !"
- ― Blofeld révélant la présence de Bond aux agents du SPECTRE durant la réunion.
Malgré leur nature secrète, les activités du SPECTRE ont été remarquées par la défunte M, qui charge à titre posthume James Bond d'assassiner un de ses agents, Marco Sciarra, afin de débusquer les membres de l'organisation. En faisant cela, 007 déjoue par la même occasion un attentat que le SPECTRE avait planifié à Mexico. Trois jours après la mort de son séide, Blofeld assiste à ses obsèques à Rome, tout comme Bond, qui ne le reconnaît pas encore. Le terroriste tente également de faire assassiner Lucia, la veuve de Sciarra devenue un témoin gênant après la mort de son mari, mais il perd deux autres assassins suite à l'intervention de Bond.
Blofeld présidant la réunion du SPECTRE.
Plus tard dans la soirée, Blofeld préside une réunion exceptionnelle de l'organisation au Palazzo Cardenza, afin de trouver un remplaçant à Sciarra. Un des agents, M. Hinx, finit par reprendre le poste du défunt en exécutant un autre volontaire de manière sanglante. Entretemps, Blofeld perçoit la présence de Bond au sein de la réunion et révèle à ses pairs que son frère adoptif se trouve parmi eux. Hinx et le personnel de sécurité du palace sont donc envoyés à la poursuite de l'agent du MI6 tandis que Blofeld prend la fuite avec son bras droit.
Retrouvailles au Maroc[]
- "Moi ! Tout ça, c'était moi, James. Ça a toujours été moi : je suis l'auteur de tous tes malheurs !"
- ― Blofeld révélant à Bond qu'il est responsable de tous ses malheurs.
Blofeld faisant visiter son repaire à Bond et Madeleine.
Durant les jours qui suivent, Blofeld regagne son immense quartier-général, construit autour d'un cratère météoritique dans le désert marocain. Il réserve un accueil officiel à Bond et à Madeleine Swann, la fille de White, qui ont localisé son centre technologique. Alors qu'il fait visiter sa base à ses invités, Blofeld tente de les intimider en révélant la portée considérable de sa société secrète, affirmant avoir utilisé l'influence de C pour fermer la section "00" du MI6. Il revendique ensuite fièrement être responsable de "tous les malheurs" de Bond avant de montrer à Madeleine un enregistrement de la dernière conversation entre James et son père avant le suicide de ce dernier. Enfin, il fait assommer son ennemi, qui se réveille attaché à une chaise neurochirurgicale.
À l'aide de perceuses installées à la chaise qu'il contrôle avec un ordinateur, Blofeld déclare son intention de torturer Bond en perçant son crâne, siège de son âme, ce qui le priverait de sa capacité à reconnaître les visages, avant de détruire son cortex visuel, ce qui le rendrait complètement aveugle. Tout en faisant cela, il révèle sa nouvelle identité à Bond, qui ne le connaissait que sous le nom de Franz Oberhauser jusqu'à présent. 007 est sauvé par Madeleine, qui lance la montre explosive de l'espion sur l'ordinateur de Blofeld, le faisant exploser et projetant l'infâme terroriste à travers la pièce. Dans le chaos qui s'ensuit, Bond s'échappe et tire sur une conduite de carburant, faisant exploser tout le complexe. Blofeld survit miraculeusement à l'incendie, mais est gravement défiguré du côté droit du visage et aveugle de l'œil droit.
Confrontation à Londres[]
- "Mes plaies cicatriseront... mais quand sera-t-il des tiennes ? Regarde autour de toi, James... regarde ! Voici ce qui reste de ton monde... tout ce que tu as défendu dans la vie, tout ce en quoi tu es foi... en ruine !"
- ― Blofeld confrontant Bond dans l'ancien siège du MI6 en ruine.
Blofeld faisant face à Bond.
Croyant Blofeld mort, Bond retourne à Londres pour informer le MI6 que C est de mèche avec le chef du SPECTRE et empêcher la mise en ligne de "Neuf Sentinelles". Ayant suivi son némésis pour se venger, Blofeld enlève James et Madeleine et les détient tous deux séparément dans les ruines de l'ancien siège du MI6, qui doit être démoli. 007 se retrouve ainsi contraint de se livrer à un jeu avec des flèches à l'ancre rouge dans l'ancien QG, où Blofeld a placé des photos de morts liés à son passé. Lorsque Bond le retrouve, l'Autrichien est protégé de ses tirs par une vitre pare-balles qui les sépare. Alors que les deux ennemis se font face, Blofeld enclenche une bombe qui détruira le bâtiment dans les trois prochaines minutes et laisse à Bond le choix sadique entre abandonner Madeleine ou tenter de la sauver au péril de sa vie. Après avoir dit adieu à son frère, Blofeld se met en sécurité dans son hélicoptère au-dessus de la Tamise et jubile en voyant le bâtiment exploser.
Défaite et arrestation[]
- "Finissons-en ! Vas-y tire !"
- ― Blofeld demandant à Bond de le tuer avant son arrestation.
Blofeld essayant de s'enfuir en rampant sur le pont de Westminster.
Laissant à son tour son ennemi pour mort, Blofeld s'enfuit dans son hélicoptère sans se douter que Bond et Madeleine ont survécu au brasier de l'explosion et le poursuivent dans un hors-bord. Durant cette poursuite, 007 tire sur l'hélicoptère avec son Walther PPK et parvient finalement à endommager le propulseur arrière de l'appareil. Blofeld perd enfin son calme et son sang-froid lorsque son hélicoptère hors de contrôle s'écrase sur le pont de Westminster. Gravement blessé à la jambe, il rampe hors de l'épave et se retrouve face à Bond, qui le tient en respect. Bien qu'il soit impuissant, Blofeld ne compte pas demander grâce et encourage plutôt son frère à l'achever. Malheureusement pour lui, Bond refuse de s'abaisser à son niveau en le tuant de sang-froid et vide son arme avant de rejoindre Madeleine. Le chef du MI6, Gareth Mallory, arrête ensuite Blofeld au nom du gouvernement de Sa Majesté, en vertu de la loi sur les mesures spéciales de 2001. C étant mort et le projet "Neuf Sentinelles" ayant échoué, le chef du SPECTRE accepte son sort avec résignation.
Mourir peut attendre (film)[]
Poursuite de sa vendetta[]
- "Mais je te vois de mon petit œil et mon petit œil te salue. Là, vois-tu, mon œil te vois, lui. Nous émergeons des ténèbres tel les Dieux sur le mont Olympe. Fêtons la fin de notre paria. Oh, mon fardeau, mon frère, James Bond. Adieu, James !"
- ― Blofeld saluant Bond à la réunion du SPECTRE qu'il préside depuis Belmarsh.
Blofeld étant observé dans sa cellule par le MI6.
Durant les cinq prochaines années, Blofeld est détenu en isolement à la prison de Belmarsh, à Londres. Malgré son emprisonnement, il continue de diriger le SPECTRE depuis sa cellule, grâce à un œil cybernétique qui lui permet de communiquer avec ses disciples. Comme il semble parler tout seul, ses geôliers pensent simplement qu'il est fou. Blofeld poursuit également sa vendetta contre Bond : ses hommes détruisent la tombe de Vesper Lynd à Matera, en Italie, avant de faire croire à James que Madeleine l'a trahi, ce qui pousse l'agent secret furieux à rompre sa relation avec son grand amour. Madeleine étant une psychologue, c'est désormais la seule personne à qui Blofeld accepte ostensiblement de parler.
Cinq ans plus tard, le SPECTRE enlève Valdo Obruchev, le créateur du projet Héraclès, une arme nanobotique ciblant l'ADN. Blofeld attire ensuite Bond à une réunion du SPECTRE à Cuba, qu'il observe à distance grâce à son implant oculaire, et compte faire tuer son ennemi par Héraclès. Toutefois, à l'insu de l'Autrichien, Obruchev reprogramme l'arme biologique pour exterminer les membres du SPECTRE présents au lieu de Bond pour le compte de Lyutsifer Safin, qui venge ainsi la mort de sa famille jadis commanditée par Blofeld.
Mort[]
- "Coucou !"
- ― Le dernier mot de Blofeld à Bond avant sa mort.
Blofeld étant interrogé par Bond.
Désormais seul membre restant de l'organisation, Blofeld est placé sous la surveillance du MI6, qui confisque son œil artificiel et finit par autoriser Bond à l'interroger. Pendant ce temps, Safin fait chanter Madeleine pour qu'elle introduise Héraclès clandestinement à Belmarsh dans le but d'infecter Blofeld avec l'arme mortelle. Refusant de commettre cet acte, la jeune femme infecte accidentellement Bond, qui rencontre Blofeld sans se douter qu'il a été contaminé. Lorsque le prisonnier provoque James en affirmant avoir commandité l'attaque de Matera dans le seul but de détériorer sa relation avec Madeleine, qui a toujours été innocente, le Britannique perd son sang-froid et l'étrangle dans un accès de rage. Ce faisant, il infecte Blofeld sans le savoir et l'ancien chef du SPECTRE meurt en quelques secondes, ce à quoi Bond, horrifié, ne s'attendait pas.
En fin de compte, Blofeld sera indirectement responsable de la mort de 007, forcé de se sacrifier pour déjouer les plans de Safin, un homme qui était devenu dangereux à cause des actions du SPECTRE en premier lieu.
Employés[]
Production[]
Présentation globale[]
Cette version d'Ernst Stavro Blofeld est l'antagoniste principal global dans l'ère Daniel Craig, étant l'antagoniste principal dans le film de 2015 007 Spectre et l'antagoniste dominant dans le film de 2021 Mourir peut attendre. Elle a été interprétée par l'acteur germano-autrichien Christoph Waltz, qui a été doublé dans la version française par l'acteur Christian Gonon.
Écriture du personnage[]
Sam Mendes, réalisateur du film.
L'idée de réintroduire Blofeld dans la saga a toujours été délicate pour le réalisateur Sam Mendes : "Les premiers James Bond sont à la limite de la parodie, puis Austin Powers les a fait basculer dans l'excès. La grande question était de savoir comment faire revenir Blofeld sans que l'on sache immédiatement de qui il s'agissait"[6]. Le scénariste Robert Wade estimait que "Sam avait une vision très claire. L'important, c'est de ne pas en faire trop, de ne pas proférer de menaces grandiloquentes ou de lui faire tenir des propos sinistres"[6].
Selon John Logan, un autre scénariste, Mendes voulait donner une nouvelle dimension au méchant : "Sam a dit : "Et si c'était Tilda Swinton ?" C'était tellement inattendu et non conventionnel. Cela aurait permis de créer une tension sexuelle entre Bond et Blofeld et de s'éloigner immédiatement de Donald Pleasence et d'Austin Powers. Nous avons joué avec une fin dans un volcan, comme si le repaire d'On ne vit que deux fois existait. Il s'agissait d'un assaut paramilitaire depuis l'extérieur, là où se trouvait l'usine de fabrication d'armures de Blofeld"[6]. Logan a ajouté : "Dans les livres de Fleming, Blofeld était un gangster international qui avait fait ses preuves dans le domaine des communications. Nous nous étions demandé si cette idée pouvait être intégrée dans le monde moderne. Nous redoutions tous l'effet Austin Powers. Comment pouvait-on vraiment créer un super-méchant crédible et digne de Bond ?"[6].
Robert Wade, un scénariste du film.
Le monologue de Blofeld dans la scène de torture est identique à celui prononcé par le personnage-titre dans le roman Colonel Sun (1968) de Kingsley Amis. Wade trouvait cela approprié : "Je me souviens toujours de cette scène dans le livre, elle était tellement horrible. J'en ai envoyé un extrait à Sam et il y a réagi très vivement"[6]. Mendes aimait particulièrement "l'idée de tester le seuil de douleur de quelqu'un. Le décalage émotionnel entre Blofeld et Bond. Blofeld n'a aucune empathie, aucun intérêt pour la souffrance humaine"[6].
Dans les versions précédentes du script, le personnage de Blofeld s'appelait Heinrich Stockman, puis Ernst Serban[7]. Neal Purvis explique : "Dans les scripts qui ont été distribués, il ne s'appelait pas Blofeld pour des raisons de sécurité. Ils ne voulaient pas que le secret soit dévoilé"[6]. À cette époque, il était aussi prévu que Bond tue Blofeld sur le pont mais l'idée a finalement été rejetée[7].
Si le film ne s'étend pas sur les origines du SPECTRE, une version préliminaire du script a révélé que dans les années 1990, Blofeld et M. White étaient membres d'un bataillon de la Légion étrangère française, "Les Spectres de Saint-Pierre" ; une tempête de sable s'était abattue et le binôme avait été laissé pour mort avec huit autres soldats que Blofeld a tué et cannibalisé. Avec l'aide de White, il a ensuite créé le SPECTRE, ainsi nommé en référence à ce bataillon[7].
Casting[]
Le cinéaste britannique Gary Oldman a refusé le rôle car il n'était pas prêt à s'engager dans une production impliquant six mois de tournage à l'étranger[8].
Afin d'entretenir le mystère, le personnage était appelé "Franz Oberhauser" dans les campagnes marketing du film. Christoph Waltz a lui-même "juré" qu'il ne jouait pas Blofeld en interview[9].
Dans la version française, Christian Gonon a été engagé pour doubler Christoph Waltz dans le rôle de Blofeld ; Waltz parlait français, comme il l'a notamment démontré dans le film Inglourious Basterds (2009), mais il était indisponible[10].
Retour dans Mourir peut attendre[]
L'équipe de production souhaitait garder secret le retour de Blofeld dans Mourir peut attendre. Cependant, après que Waltz ait tourné des scènes du film aux studios Pinewood à Londres, un visiteur l'a aperçu ; bien que l'acteur ait insisté sur le fait qu'il ne l'avait pas vu, la nouvelle a rapidement été publiée sur Twitter, selon le journaliste Baz Bamigboye[11].
Images[]
007 Spectre[]
Mourir peut attendre[]
Notes[]
- Cette version de Blofeld diffère vivement des autres incarnations du personnage dans la mesure où il a un lien plus étroit avec Bond, étant son frère adoptif.
- À l'instar des incarnations de Blofeld jouées par Donald Pleasence, Telly Savalas et Charles Gray, le Blofeld de Christoph Waltz porte une veste à col montant et possède un chat angora blanc, bien que l'animal n'apparaisse que brièvement.
- L'horrible cicatrice de Blofeld est semblable à celle du Blofeld de Donald Pleasence dans On ne vit que deux fois (1967). Les cinéastes ont utilisé la technologie d'animation CGI pour créer l'horrible cicatrice de Blofeld dans 007 Spectre, tandis que celle de Pleasence a été réalisée à l'aide du maquillage. Sa base située dans un cratère désertique isolé rappelle également celle de Blofeld dans un volcan endormi dans On ne vit que deux fois.
- Ce Blofeld présente des similitudes avec Alec Trevelyan de GoldenEye (1995) : ils ont tous deux une connexion personnelle avec 007 (Blofeld étant son frère adoptif et Trevelyan son ami), ont été présumé mort avant de fonder une organisation terroriste, utilisent l'informatique pour atteindre leurs objectifs et ont été défiguré par l'explosion d'un bâtiment.
- C'est le seul antagoniste principal de l'ère Daniel Craig à être toujours vivant à la fin de son film.
- Blofeld emploie le mot "coucou" pour désigner Bond à plusieurs reprises dans le film, notamment lorsqu'il s'adresse à 007 durant la réunion du SPECTRE et lorsqu'il s'apprête à torturer Bond. Il s'agit d'une référence au fait que les coucous sont des parasites qui pondent leurs œufs dans les nids d'autres oiseaux, les oisillons finissant par chasser leurs "frères et sœurs" en raison de leur croissance plus rapide, ce qui fait également allusion à sa haine envers son frère adoptif qu'il perçoit comme le supplantant.
- Un personnage appelé Franz a découvert le cadavre gelé de Hannes Oberhauser au début de l'adaptation en bande-dessinée de la nouvelle Meilleurs vœux de la Jamaïque, publiée dans le Daily Express en 1967-1968, écrite par Jim Lawrence et dessinée par Yaroslav Horak.
- Il a été suggéré que Blofeld a également eu un impact dans le jeu-vidéo Blood Stone 007 (2010), en plus des cinq films de l'ère Craig. En effet, l'antagoniste principale du jeu, Nicole Hunter, déclare à la toute fin du récit qu'elle a rencontré un homme encore plus puissant que le MI6. Elle est ensuite tuée par un drone avant de pouvoir en dire plus.
Le "Woman with a Fan" (à gauche) dans la chambre de Madeleine.
- Le tableau qui se trouve dans la chambre de Madeleine dans le repaire de Blofeld est le "Woman with a Fan" d'Amedeo Clemente Modiglian, une œuvre d'art qui apparaissait déjà dans la scène de Skyfall (2012) où Patrice tue un critique d'art. Cela laisse donc entendre que Blofeld est également un voleur d'œuvres d'art et qu'il était impliqué dans le meurtre du critique. Dans la réalité, le tableau "Woman with a Fan" a été volé au Musée d'Art Moderne de Paris, tout comme "Le pigeon aux petits pois" de Pablo Picasso (qui apparaît également dans l'antre de Blofeld) et trois autres tableaux[12].
- La première bande-annonce de Mourir peut attendre faisait référence à l'incarcération de Blofeld à la prison de Wakefield, plutôt qu'à Belmarsh. Néanmoins, dans la deuxième bande-annonce et le film final, il est détenu dans cette dernière.
- Les informations sur Blofeld brièvement montrées dans Mourir peut attendre indiquent qu'il est né le 4 juillet 1946. Cette date semble contredire l'article de journal évoquant la mort des Oberhauser dans l'avalanche présenté dans 007 Spectre, qui indique que Hannes Oberhauser est décédé à l'âge de 42 ans. De plus, on apprend plus tard dans le film que Hannes est mort 20 ans avant le déroulement de l'histoire. Ainsi, en supposant que l'action du film se passe en 2015, le père de Blofeld serait né en 1953, ce qui est bien sûr impossible.
- La mort de Blofeld est cathartique, car il est tué lorsque Bond l'empoisonne avec Héraclès à cause des actions de Safin et Madeleine, alors qu'il avait lui-même empoisonné la famille Safin par l'intermédiaire de M. White et finalement empoisonné White lui-même avec du thallium.
- Cette mort, en partie due à une prise d'étranglement par Bond, est aussi une référence possible à celle de son homologue littéraire dans le roman On ne vit que deux fois (1964), qui était également étranglé par son grand ennemi.
- En fin de compte, ce Blofeld est sans doute un des méchants les plus ignobles de l'ère Craig, avec entre autres Le Chiffre, Dominic Greene, le général Medrano et Valdo Obruchev. Il a même commis des crimes encore plus odieux que les versions "classique" de Blofeld, comme un parricide, de la torture et de l'esclave sexuel (par le biais du SPECTRE).
Références[]
- ↑ 1,0 et 1,1 Mourir peut attendre (Blu-Ray). 20th Century Fox Home Entertainment. La date est lisible sur l'ordinateur de Q (à 1 h 12 min 06 sec).
- ↑ (2015). 007 Spectre (Blu-Ray). 20th Century Fox Home Entertainment. L'ordonnance de tutelle temporaire est datée du 21 janvier 1983 (à 22 min 33 sec).
- ↑ (2015). 007 Spectre (Blu-Ray). 20th Century Fox Home Entertainment. Ces informations sont lisibles sur l'ordinateur de Moneypenny (à 51 min 02 sec).
- ↑ (2021). Mourir peut attendre (Blu-Ray). 20th Century Fox Home Entertainment. Ces informations sont lisibles en russe sur l'article de journal (à 1 h 39 min 16 sec).
- ↑ https://www.commander007.net/2021/nttd-le-point-sur-la-promotion-sortie-27/
- ↑ 6,0 6,1 6,2 6,3 6,4 6,5 et 6,6 Field, Matthew; Chowdhury, Ajay (2015). Some Kind of Hero : 007 : the Remarkable Story of the James Bond Films. Stroud, Gloucestershire : The History Press Ltd. ISBN 0750964219. OCLC 930556527.
- ↑ 7,0 7,1 et 7,2 https://www.commander007.net/2024/scripting-007-free-book/
- ↑ http://www.allocine.fr/film/fichefilm-206892/secrets-tournage/
- ↑ http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/_07-Spectre-Christoph-Waltz-jure-quil-ne-joue-pas-Blofeld-mais
- ↑ https://jamesbond007.net/2020/mourir-peut-attendre-permis-de-doubler/
- ↑ https://people.bfmtv.com/cinema/christophe-waltz-de-retour-dans-james-bond-25-1729534.html
- ↑ https://www.commander007.net/2016/01/24311/
































