M: "Vous ne m'aimez pas, Bond. Vous détestez mes méthodes. Vous me prenez pour un grouillot, une petite guichetière plus intéressée par ses bilans que par votre flair."
James Bond: "L'idée m'est venue à l'esprit..."
M: "Bon ! Moi, je vous trouve sexiste, misogyne et dinosaure. Une relique de la guerre froide, dont le côté puéril et charmeur, sans effet sur moi, a beaucoup plu à cette jeune femme que j'ai chargée de vous évaluer."
James Bond: "Bien enregistré."
―Barbara Mawdsley et James Bond[src]

GoldenEye (L'œil de feu au Québec) est un film d'action et d'espionnage britannico-américain réalisé par le cinéaste néo-zélandais Martin Campbell et sorti en 1995. Il s'agit du dix-septième film de la franchise de James Bond produite par Michael G. Wilson et Barbara Broccoli par l'intermédiaire de leur société EON Productions ainsi que du premier à présenter l'acteur irlando-américain Pierce Brosnan dans le rôle de l'agent du MI6 James Bond, qui réinterprètera ensuite le personnage dans Demain ne meurt jamais (1997), Le monde ne suffit pas (1999) et Meurs un autre jour (2002).

Le nom "GoldenEye" rend hommage à Ian Fleming, l'écrivain qui a créé James Bond, qui a assuré la liaison avec la division du renseignement naval britannique pour surveiller les développements en Espagne après la guerre civile espagnole, dans le cadre d'une opération baptisée "Goldeneye". C'était également le nom du domaine de l'auteur à Oracabessa, en Jamaïque, où il a écrit tout les romans de James Bond de Casino Royale (1953) à L'homme au pistolet d'or (1965). Le film est tiré d'une histoire originale du scénariste Michael France, avec la collaboration ultérieure d'autres scénaristes dont Jeffrey Caine et Bruce Feirstein, et met en scène Bond alors qu'il doit empêcher un ancien agent du MI6 du nom d'Alec Trevelyan d'utiliser l'arme satellite "GoldenEye" contre Londres pour provoquer une crise financière mondiale.

Le film est sorti après une interruption de six ans dans la série causée par des litiges juridiques au cours desquels l'acteur Timothy Dalton a démissionné du rôle de Bond avant d'être remplacé par Brosnan. Le métrage met aussi en avant l'acteur britannique Sean Bean dans le rôle d'Alec Trevelyan ainsi que l'actrice polono-suédoise Izabella Scorupco dans le rôle de la programmeuse russe Natalya Simonova ainsi que l'actrice néerlandaise Famke Janssen dans le rôle de l'assassin sadomasochiste Xenia Onatopp. Le personnage de M a été recrée pour être interprété par l'actrice Judi Dench, qui est donc la première femme à incarner la chef du MI6, remplaçant Robert Brown. Le personnage de Miss Moneypenny est cette fois incarné par Samantha Bond, qui succède alors à Caroline Bliss, alors que Desmond Llewelyn a repris son rôle iconique de Q. GoldenEye est le premier film de James Bond à avoir été réalisé après la dissolution de l'Union soviétique et la fin de la guerre froide ce qui joue un rôle d'arrière-plan dans l'intrigue. C'est également le premier opus à utiliser des images générées par ordinateur. Il est dédié à la mémoire du superviseur des effets spéciaux Derek Meddings, qui avait déjà travaillé sur plusieurs autres films de la franchise et est décédé de cause naturelles quelques mois après la fin du tournage[2].

Le budget du film est estimé à 58 000 000 $ et est donc supérieure à ceux de Dalton sans la prise en compte de l'inflation. Il a obtenu de très bons résultats au box-office et a été généralement très bien reçu par les critiques, étant vu comme une modernisation de la franchise alors que la prestation de Brosnan a été saluée. GoldenEye a également reçu deux nominations aux BAFTA Awards dans les registres "meilleurs effets spéciaux" et "meilleur son". Il peut aujourd'hui encore être considéré comme un des meilleurs films de James Bond aux côtés de Bons baisers de Russie (1963), Goldfinger (1964), Au service secret de Sa Majesté (1969), L'espion qui m'aimait (1977), Casino Royale (2006) et Skyfall (2012). Sa chanson-titre, interprétée par la chanteuse américaine Tina Turner, a également rencontré un grand succès. Comme le précédent film Permis de tuer (1989), il a adapté en roman par l'écrivain britannique John Gardner et son héritage s'est poursuivi avec le jeu-vidéo GoldenEye 007 (1997), qui a été un des jeux les plus vendus et les plus acclamés de tous les temps. Des personnages comme Xenia Onatopp ont aussi acquis une certaine popularité et sont apparus dans plusieurs jeux ultérieurs.

Synopsis[modifier | modifier le wikicode]

Bond et Trevelyan durant leur mission.

Quelques années avant la chute de l'URSS, les agents "00" du MI6 James Bond et Alec Trevelyan sont chargés de détruire une usine d'armements chimiques russe près d'un immense barrage à l'oblast d'Arkhangelsk, en Union soviétique. Infiltré dans l'installation, le binôme place une mine à retardement sur un réservoir mais Trevelyan est cerné par Arkady Ourumov, le commandant de la base, et ses hommes, et Bond décide alors de réduire le compte à rebours de la bombe sans l'avis de son ami peu de temps avant qu'Ourumov ne tue apparemment celui-ci d'une balle dans la tête. Malgré cela, 007 parvient à s'échapper de la base dans un petit avion dont il a repris le contrôle en chute libre peu de temps avant que l'installation n'explose, bien que le protagoniste reste affecté par la perte de son collègue.

En 1995, alors qu'il fait l'objet d'une évaluation par une psychiatre du MI6 sur une route montagneuse de la Riviera française, Bond se livre à une course-poursuite avec Xenia Onatopp, une jeune femme géorgienne qu'il retrouve par la suite à un casino de Monaco où les deux inconnus disputent une partie de baccara. Décidant d'enquêter sur son adversaire lorsqu'il la voit flirter avec un amiral canadien, l'espion anglais découvre qu'elle est une tueuse membre d'un syndicat du crime connu sous le nom de Janus et qu'elle tente de voler le Tigre, un hélicoptère militaire à la pointe de la technologie qui est présenté au public le lendemain, en utilisant le laissez-passer de l'amiral auparavant tué lors de rapports sexuels violents avec un complice. Ne pouvant empêcher le vol de l'appareil, Bond rentre à Londres et se joint à ses collègues dans une salle de contrôle alors qu'ils sont témoins d'une impulsion électromagnétique qui frappe la station radar de Severnaya, en Sibérie soviétique, où le Tigre a également atterri. Il s'avère qu'Onatopp et Arkady Ourumov se sont rendus à la base aux commandes du Tigre pour le compte de Janus et ont massacré son personnel pour activer une arme spatiale top secrète de classe "GoldenEye" et l'amener à détruire le site pour leur permettre de voler un deuxième satellite. La destruction du site par le rayon du satellite détruit également trois avions de combats russes déployés après qu'un signal de détresse provenant de la base ait été émis lors de la fusillade. Cependant, Natalya Simonova, une programmeuse travaillant à Severnaya, échappe miraculeusement au massacre de ses collègues et survit de peu à la destruction du site.

Bond et M durant leur entretien.

Chargé par sa supérieure hiérarchique Barbara Mawdsley de débuter une enquête et de retrouver le satellite volé, Bond est envoyé à Saint-Pétersbourg, en Russie, où il prend contact avec Jack Wade, son homologue de la CIA, qui lui suggère d'interroger l'ancien agent du KGB Valentin Zukovsky, désormais un chef du crime dirigeant une organisation mafieuse rivale de Janus. Rencontrant ce dernier dans son bar-cabaret, Bond le convainc de lui organiser une rencontre avec Janus en échange d'un accord financier malgré un début de discussion tendu. Il se rend à des bains thermaux pour rencontrer le mystérieux criminel mais se retrouve confronté à Onatopp, qui tente de le tuer en l'enserrant avec ses cuisses, sa méthode d'assassinat de prédilection. Prenant le dessus sur la tueuse sociopathe, 007 l'oblige à le conduire dans un parc abandonné où se trouvent d'anciennes statues datant de l'ère soviétique où il découvre avec surprise que Janus n'est autre qu'Alec Trevelyan, pourtant présumé mort depuis les évènements d'Arkhangelsk neuf ans auparavant. Le cerveau terroriste apprend alors à son ancien ami que ses parents étaient des cosaques de Lienz qui avaient été trahis par le gouvernement britannique et se sont suicidés après avoir survécu au peloton d'exécution de Staline. Trevelyan en veut également à Bond car son visage est défiguré depuis que 007 a modifié le minutage de la mine durant leur mission et tente de faire tuer le protagoniste ainsi que Natalya Simonova, également capturée, dans le Tigre volé programmé pour s'auto-détruire avec ses missiles.

Bond et Natalya étant interrogés par Mishkin.

Bien qu'ils survivent à la destruction de l'hélicoptère, Bond et Natalya sont arrêtés par l'armée russe, qui les prend pour les responsables de l'attaque de Severnaya, et sont emmenés dans une prison militaire où le ministre de la Défense russe Dimitri Mishkin les interroge. Alors que les tensions montent entre 007 et ce dernier, Natalya révèle aux deux hommes qu'Ourumov a volé le deuxième GoldenEye mais le militaire corrompu entre justement dans la salle et tue Mishkin ainsi qu'un garde avec le Walther PPK de Bond avant que le politicien ne puisse réagir aux révélations de Natalya tout en incriminant le commandeur. Au cours d'une fusillade dans les archives militaires de la ville, Ourumov capture Natalya tandis que 007 vole un char d'assaut pour les suivre à travers la ville en étant lui-même pris en chasse par les hommes du général. Au terme de la course-poursuite spectaculaire qui créé d'importants dégâts à Saint-Pétersbourg, Ourumov emmène Natalya à bord d'un train blindé utilisé par Janus dans lequel ils retrouvent Trevelyan et Onatopp. Détruisant l'avant du train avec un obus du char d'assaut, Bond sauve Natalya et tue Ourumov après avoir appris au Russe que son associé est un cosaque de Lienz, bien que Trevelyan et Onatopp s'enfuient dans un hélicoptère caché dans un autre wagon et programment la destruction du train. Heureusement, Bond et sa partenaire s'échappent à temps après que la programmeuse ait localisé Boris Grishenko, un ancien technicien de Severnaya désormais au service de Trevelyan, dans leur base des opérations à Cuba.

En poursuivant leur mission à Cuba, Bond et Natalya commencent à vivre une histoire d'amour mais la jeune femme est préoccupée lorsqu'elle apprend que l'agent du MI6 compte tuer Trevelyan alors qu'il était son ami. Utilisant un avion emprunté à Jack Wade pour survoler la région, le duo tente de localiser la base de leur ennemi mais leur appareil est abattu par un missile, puis Onatopp est à nouveau envoyée par Trevelyan pour les tuer et bat Bond tout en essayant à nouveau de l'enserrer entre ses cuisses. 007 réussi cependant à éliminer l'assassin sadomasochiste, puis Natalya et lui se rendent compte que l'installation depuis laquelle Trevelyan contrôle le deuxième satellite GoldenEye était cachée sous un grand lac et s'infiltrent dans la base. Alors que Natalya modifie les codes d'accès de l'arme spatiale pour qu'elle s'auto-détruise, Bond place une mine pour détruire le repaire mais les deux protagonistes sont capturés l'un après l'autre et sont emmenés face à Trevelyan. Celui-ci leur révèle qu'il compte pirater la banque d'Angleterre pour voler des documents financiers avant de détruire Londres avec le rayon du GoldenEye, effaçant toutes traces de la transaction tout en vengeant les cosaques de Lienz et renvoyant l'Angleterre à "l'âge de pierre". Se rendant compte que le GoldenEye est sur le point d'être détruit, Trevelyan et Grishenko tentent de forcer Natalya à leur révéler les nouveaux codes mais Bond profite de ce moment pour déclencher une grenade ayant l'apparence d'un stylo qui lui a été remise par le quartier-maître du MI6 Q, déclenchant de nombreuses explosions qui tuent de nombreux complices de Janus alors que l'agent secret s'échappe avec Natalya.

Bond et Trevelyan s'affrontant.

Miraculeusement épargné par les dégâts subis à la base, Grishenko réussi à casser les codes de Natalya mais Bond bloque les engrenages de l'antenne de la base, qui se détruit alors progressivement tout comme le satellite. Essayant d'arrêter 007, Trevelyan l'affronte longuement, d'abord au tir puis au corps-à-corps, mais il tombe finalement du haut d'une plate-forme sous le noyau de l'antenne, bien qu'il soit toujours vivant malgré sa longue chute. Alors que Bond et Natalya échappent à la destruction de la base dans un hélicoptère réquisitionné, les débris de l'antenne s'écrasent sur Trevelyan, le tuant pour de bon, alors que Grishenko, le seul survivant apparent du chaos, est finalement congelé par de l'azote liquide. Ayant accompli leur mission, Bond et sa petite-amie se préparent à faire l'amour en pleine nature lorsque Wade et une escouade de Marines américains camouflés les interrompent pour les escorter en hélicoptère à la base navale de la baie de Guantánamo.

Distribution[modifier | modifier le wikicode]

Production[modifier | modifier le wikicode]

Pré-production de "Bond 17"[modifier | modifier le wikicode]

En 1989, le dernier film de James Bond, Permis de tuer, connaît un succès défaillant à sa sortie au cinéma. Suite à cela, la saga cinématographique risquait de prendre fin après ce film. C'est du moins ce que pensait l'acteur Timothy Dalton (dernier interprète de Bond à cette époque).

En 1990, soit environ un an après la sortie de Permis de tuer, le producteur Albert R. Broccoli annonce qu'il a remit EON Productions, la société de production des Bond à sa fille Barbara Broccoli ainsi qu'à son beau-fils Michael G. Wilson, déjà producteur des films précédents. Par ailleurs, l'acteur américain Mel Gibson a été pressentit pour incarner 007 dans le prochain film, bien que Dalton avait un contrat pour trois films et il n'en avait tourné que deux. Finalement, Danjaq, une société de production qui détenait les droits littéraires sur les romans de James Bond écrits par Ian Fleming et qui était également en vente, n'a pas été vendu.

Bientôt, la pré-production du dix-septième film commence officiellement et Dalton est prêt à reprendre son rôle pour une troisième fois. La sortie du film était prévue pour la fin d'année 1991. Il est annoncé que John Glen (réalisateur des cinq derniers films) et Richard Maibaum (scénariste d'un grand nombre de Bond) ne reviendraient pas pour ce nouveau film sachant qu'ils n'avaient aucun contrat pour continuer après Permis de tuer. Maibaum est remplacé par un certain Alfonso Ruggiero Jr., qui imagine assez rapidement un premier scénario qu'il envoie à Michael G. Wilson. Malheureusement, ce scénario-là était jugé trop similaire à celui de Permis de tuer. Cependant, Wilson aimait le style du nouveau scénariste et les deux hommes collaborent sur l'écriture d'une première ébauche du film. Publiée en mai 1990, elle a 17 pages. L'histoire se déroulait apparemment à Hong Kong et le tournage devait débuter au début 1991. Ce script comprenait des robots et Walt Disney Imagineering aurait été embauché par la production pour "designé" ces robots. Dans ce script, un homme prévoyait des attentats, Bond enquêtait sur une voleuse et devait faire équipe avec les services secrets chinois afin d'empêcher une Troisième Guerre mondiale... L'équipe du film auditionnait déjà des réalisateurs pour ce dix-septième film de l'espion anglais. Le réalisateur Roger Spottiswoode avait été rapproché. Malheureusement, la mort de Richard Maibaum le 4 janvier 1991 a retardé la production. De plus, il y avait des actions en justice contre le studios Metro-Goldwyn-Mayer. Elles opposaient Albert R. Broccoli à l'Italien Giancarlo Parretti, le nouveau propriétaire du studios. Le contrat de Dalton avait expiré. Quand Broccoli demande à l'acteur son attention après la résolution du problème, il répond qu'il ne pense finalement pas reprendre son rôle. Toutes ces péripéties ont finalement menées à l'abandon définitive du projet.

Genèse de "GoldenEye"[modifier | modifier le wikicode]

Une première version d'un nouveau scénario est terminée en janvier 1994. L'antagoniste principal se nommait Augustus Trevelyan et la James Bond Girl avait pour nom Marina Varoskaya. Pour le réalisateur, les producteurs ont choisit un certain Martin Campbell. Campbell était néo-zélandais ce qui fait de lui le premier réalisateur de la franchise à ne pas être britannique.

Distribution[modifier | modifier le wikicode]

Pour incarner James Bond, les acteurs Liam Neeson, Mel Gibson ou encore Lambert Wilson ont étés envisagés. Wilson avait déjà été approché pour incarner 007 dans Tuer n'est pas jouer (1987). C'est finalement l'acteur irlando-américain Pierce Brosnan, également pressenti pour Tuer n'est pas jouer, qui est choisi.

Pour le rôle d'Alec Trevelyan, l'acteur britannique Anthony Hopkins a été suggéré mais il l'a refusé, tout comme Alan Rickman, qui déclarait en avoir marre de jouer des méchants. Sean Bean a finalement été retenu après que le rôle ait été réécrit.

Les mannequins et actrices tchèques Paulina Porizkova et Eva Herzigová se sont vu offrir le rôle de Natalya Simonova qu'elles ont refusé pour des raisons non divulguées. L'actrice américaine Angie Everhart a également passé des auditions pour le rôle[2].

L'actrice et chanteuse allemande Ute Lemper s'est vu confier le rôle de Xenia Onatopp mais l'a refusé. Famke Janssen a finalement été choisie après que Martin Campbell ait admiré sa performance dans le film Le maître des illusions (1995)[2].

Chanson du générique[modifier | modifier le wikicode]

En 1994, le groupe de musique pop suédois Ace of Base (assez populaire à l'époque) enregistre une démo pour la chanson censée être entendue durant le générique d'ouverture du film. Celle-ci, intitulée "The Goldeneye", a été malencontreusement rejetée par le label américain du groupe, Artista Records, qui pensait que Ace of Base était "trop gros" pour James Bond, compte tenu qu'il y avait à ce moment-là cinq ans d'écart entre Permis de tuer et ce nouveau film et que son succès était loin d'être assuré[4].

Quelques temps plus tard, les artistes Bono et The Edge du célèbre groupe irlandais U2 écrivent la chanson du film pour la chanteuse américaine Tina Turner, qui est leur voisine et amie[4]. Bono s'était apparemment inspiré de son séjour avec son épouse dans "Goldeneye", la résidence jamaïcaine dans laquelle l'écrivain britannique Ian Fleming rédigeait ses romans de James Bond. Turner interprète finalement le titre qui est un très grand succès.

Tournage[modifier | modifier le wikicode]

Le tournage du long-métrage débute le 16 janvier 1995 par les scènes avec Robbie Coltrane (Valentin Zukovsky)[2]. Ensuite, les plans de la montée de l'antenne parabolique cubaine d'où laquelle le GoldenEye est contrôlé sont tournés au Porto Rico, aux États-Unis, par une équipe réduite.

En février, la poursuite automobile entre Bond et Xenia Onatopp (Famke Janssen) est tournée par une seconde équipe dans le sud de la France tandis que la première équipe tourne la scène du casino à Monte-Carlo, à Monaco, ainsi que celle de la démonstration de l'hélicoptère blindé Tigre.

En mars, le saut à l'élastique que Bond effectue au début de la séquence de pré-générique est tourné au barrage de Contra, dans le Canton du Tessin, en Suisse.

En avril, toute l'équipe se rend à Saint-Pétersbourg, en Russie, pour y tourner la fameuse scène de course-poursuite rurale dans le char d'assaut. Il a fallu d'ailleurs environ quatre semaines pour la filmer entièrement[2].

Le tournage prend officiellement fin le 6 juin 1995 et aura donc duré près de cinq mois.

Sortie au cinéma[modifier | modifier le wikicode]

GoldenEye sort sur le grand écran en fin d'année 1995 et connaît un très large succès.

Produits dérivés[modifier | modifier le wikicode]

L'un des facteurs ayant contribué au succès du film GoldenEye sont ses produits dérivés, notamment ses multiples adaptations en jeux-vidéos. Le film a tout d'abord été adapté en roman durant son année de sortie par l'écrivain britannique John Gardner, qui avait déjà écrit celle de Permis de tuer, six ans auparavant. L'ouvrage est assez fidèle au film mais comporte des scènes inédites, dérivées pour certaines de scènes coupées. Notamment, il est expliqué que la mission de Bond et d'Alec Trevelyan consiste à détruire l'usine d'armement chimique à l'oblast d'Arkhangelsk dans le but de stopper (ou au moins de ralentir) les Russes dans leur élaboration d'une arme biologique extrêmement meurtrière. Le roman rajoute également une scène où Jack Wade aide Bond et Natalya Simonova à quitter la Russie après l'explosion du train blindé, alors qu'ils sont recherchés par l'armée russe[5].

Deux ans plus tard, l'entreprise multinationale japonaise Nintendo, qui a auparavant obtenu les droits d'EON Productions pour réaliser un jeu-vidéo basé sur le prochain film de James Bond, publie GoldenEye 007, l'adaptation du film en jeu-vidéo développée par la société britannique Rare. Le jeu est salué par la critique, notamment parce qu'il est le premier jeu de tir à la première personne à intégrer des éléments d'infiltration et à atteindre un réalisme relativement poussé avec des ennemis dotés d'une véritable intelligence artificielle, une prouesse pour l'époque. Il propose également des scènes inédites, des niveaux bonus mettant en scène des personnages emblématiques de la franchise dont Requin, le redoutable homme de main aux dents d'acier apparu dans L'espion qui m'aimait (1977) et Moonraker (1979), ou encore un mode multijoueur jouable jusqu'à quatre personnes en écran divisé.

En 2004, la société Electronic Arts publie un nouveau jeu-vidéo, Ensuite, probablement en raison de sa grande notoriété, Xenia Onatopp fait son grand retour dans le jeu-vidéo de 2004 GoldenEye : Au service du mal. Malgré son titre et le fait qu'il fait partit de l'univers de James Bond, celui-ci n'a aucun rapport avec le film ou avec Goldeneye 007, mise à part la présence de Xenia Onatopp. Le jeu est alors hué par la critique, qui l'accuse notamment d'avoir essayé de profiter du succès de Goldeneye 007 en reprenant une partie de son titre. Contrairement à la très grande majorité des œuvres de la série, Goldeneye : Au service du mal n'offre qu'un petit rôle à James Bond car le joueur incarne cette fois un ancien agent du MI6 considéré comme un traître qui a perdu son œil lors d'un conflit avec le Dr. Julius No, l'un des ennemis les plus célèbres de la saga. Il est alors employé par le richissime Auric Goldfinger pour éliminer son ennemi tout en protégeant l'OMEN, une arme dévastatrice que ses scientifiques ont conçus. Le jeu présente donc l'originalité de se dérouler du côté des antagonistes et d'incarner un personnage inédit et absent de la série de films.

En 2010, l'entreprise américaine Activision publie GoldenEye 007, un remake du jeu de 1997. Le joueur incarne à nouveau James Bond, qui est cette fois sous les traits de l'acteur britannique Daniel Craig, le successeur de Pierce Brosnan dans la peau du célèbre agent secret. Ce nouveau jeu met lui aussi en scène les personnages principaux apparus dans son précedesseur comme Alec Trevelyan, Natalya Simonova, Xenia Onatopp, Arkady Ourumov ou encore Valentin Zukovsky mais a complètement modifié leurs apparences physiques. Ils sont même tous interprétés par des acteurs différents.

Notes[modifier | modifier le wikicode]

  • Bien que la majorité des personnages principaux du film sont de nationalité russe, aucun de leurs interprètes ne l'est véritablement (Izabella Scorupco (Natalya Simonova) est polono-suédoise, Gottfried John (Arkady Ourumov) est allemand, Alan Cumming (Boris Grishenko) et Robbie Coltrane (Valentin Zukovsky) sont britanniques (même écossais) et Tchéky Karyo (Dimitri Mishkin) est français).
  • Dans GoldenEye, James Bond assassine environ 47 personnes. Il s'agit du film dans lequel l'espion tue le plus de personnes.
  • Apparemment, ce film est le premier à être sorti en DVD[2].
  • En 2002, Ace of Base a retravaillé la démo de chanson qu'ils avaient enregistrés pour le film et l'incluent dans leur album "Da Capo" sous le titre "The Juvenile"[4].
  • C'est le seul film de 007 de l'air de Pierce Brosnan où Bond n'est pas dans les bras de la James Bond Girl principale dans le plan final. Néanmoins, Bond monte avec Natalya Simonova dans les hélicoptères des Marines qui leur permettent de quitter Cuba, là où se déroulait l'acte final.

Vidéos[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]

  1. http://www.commander007.net/2015/01/goldeneye-le-script-dorigine/
  2. 2,0 2,1 2,2 2,3 2,4 et 2,5 https://translate.google.ch/translate?hl=fr&sl=en&u=https://www.imdb.com/title/tt0113189/trivia&prev=search
  3. Bien que plusieurs personnes orthographient le nom "Farrell", la carte d'identité de l'amiral aperçue dans le film ainsi que le générique de fin confirment que la véritable orthographe est "Farrel".
  4. 4,0 4,1 et 4,2 http://www.commander007.net/2016/01/try-another-day-musiques-recalees-demos-non-utilisees-3/
  5. Gardner, John (1995). GoldenEye. ISBN 1409135772.
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