James Bond
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Anya: "[Montrant la photo de Barsov] Vous le reconnaissez ?"
James Bond: "Non. Qui est-ce ?"
Anya: "L'homme que j'aimais. Il était à Berngarten il y a trois semaines. Vous l'avez tué."
James Bond: "Quand un type à ski dévale derrière vous à plus de 70 km/h en essayant de vous loger une balle dans le dos, on n'a pas toujours le temps de bien voir son visage. Dans notre métier, on peut se faire tuer. Vous et moi, nous le savons. Il le savait aussi, c'était lui ou moi. Pour en revenir à votre question, oui. Oui, je l'ai tué."
Anya: "Alors, quand cette mission sera finie, je vous tuerai aussi."
―Anya Amasova et James Bond[src]

L'espion qui m'aimait (The Spy Who Loved Me en version originale) est un film d'espionnage et d'action britannique réalisé par Lewis Gilbert et sorti en 1977. Il s'agit du dixième opus de la série James Bond produite par EON Productions dans lequel l'acteur britannique Roger Moore incarne l'agent du MI6 fictif pour la troisième fois. Le film met également en vedette l'actrice américaine Barbara Bach dans le rôle de l'agent du KGB Anya Amasova ainsi que l'acteur autrichien Curd Jürgens dans le rôle de l'antagoniste Karl Stromberg et l'acteur américain Richard Kiel dans le rôle du puissant tueur aux dents d'acier Requin, qui acquerra une grande notoriété après la sortie du film. Le scénario a été écrit par Christopher Wood et Richard Maibaum. Contrairement aux neuf volets précédents, il a été produit uniquement par Albert R. Broccoli, son partenaire Harry Saltzman ayant dû quitter la série en raison de problèmes financiers.

Le film tient son titre du roman Motel 007 (1962) de l'écrivain Ian Fleming, bien qu'il ne reprenne aucun élément de l'intrigue du livre. L'intrigue suit Bond alors qu'il fait équipe à contrecœur avec Anya Amasova pour déjouer les opérations de l'homme d'affaires reclus Karl Stromberg, qui projette de détruire le monde pour créer une nouvelle civilisation sous l'océan.

Le budget de L'espion qui m'aimait est estimé à 13 000 000 $[1] et il a rapporté plus de 185 430 000 $ (777 millions en avril 2019[2]) au box-office mondial. Il a été bien accueilli par la critique et est largement le film le plus apprécié de la période de Roger Moore, pouvant même aujourd'hui encore être considéré comme un des films de la série les plus populaires avec Bons baisers de Russie (1963), Goldfinger (1964), Au service secret de Sa Majesté (1969), L'espion qui m'aimait (1977), GoldenEye (1995), Casino Royale (2006) et Skyfall (2012). La bande-son composée par Marvin Hamlisch a également rencontré un certain succès. Le métrage a été nommé à trois reprises aux Academy Awards parmi de nombreuses autres nominations et a fait l'objet d'une adaptation en roman par Christopher Wood en 1977.

Synopsis[]

Alors que les tensions géopolitiques de la guerre froide sont toujours installées, un sous-marin britannique, le HMS Ranger, et un autre soviétique, le Potemkin, tous deux transportant des missiles balistiques intercontinentaux, disparaissent dans de mystérieuses circonstances alors qu'ils patrouillaient en pleine mer. Le gouvernement britannique charge l'agent "00" du MI6 James Bond d'enquêter sur l'incident alors que le KGB mobilise pour sa part un de ses meilleurs éléments, le major Anya Amasova. Cependant, alors qu'il est relevé d'urgence de sa mission actuelle à Berngarten, dans les Alpes autrichiennes, Bond est poursuivi à ski par quatre agents du KGB et tue l'un d'eux avant de faire une échappée spectaculaire en parachute. Le commandeur est ensuite envoyé au Caire pour y débuter l'enquête alors qu'il est révélé que Sergei Barsov, l'homme qu'il a tué, était l'amant d'Anya, qui jure alors de se venger sans encore connaître l'identité de son meurtrier mais accepte toutefois sa mission.

Stromberg s'adressant aux scientifiques.

Au même moment, un entrepreneur maritime du nom de Karl Stromberg convoque deux scientifiques à bord de l'Atlantis, une citadelle océanique immergée au milieu de l'océan Atlantique lui servant de centre de recherche. Les deux hommes ont mis au point un système de dépistage de sous-marins par reconnaissance de signature thermique qui a été subtilisé et vendu sur le marché noir par l'assistante de Stromberg que l'homme d'affaires élimine aussitôt de manière impitoyable avant de tuer les scientifiques désormais inutiles. Il charge dans un même temps ses hommes de mains Requin, un imposant tueur à gages de 2, 18 m portant des dents en acier, et Sandor de récupérer la copie microfilmée contenant le système de suivi. Voyageant à travers l'Égypte, Bond et Amasova parviennent à récupérer le microfilm aux mains de Requin suite à plusieurs péripéties avant que leurs supérieurs respectifs ne décident de s'associer dans leur enquête commune afin d'améliorer la relation entre leurs deux nations. Le microfilm est alors analysé et permet d'établir que son propriétaire est Stromberg, qui est alors identifié comme le responsable des vols des sous-marins.

Bond étant confronté à Requin.

Alors qu'ils voyagent en train jusqu'en Sardaigne, en Italie, afin de rencontrer Stromberg, Bond et Anya sont à nouveau confrontés à Requin et lorsque 007 sauve son homologue soviétique du tueur géant (qui survit néanmoins à cette nouvelle rencontre), les deux espions commencent à entretenir une relation amoureuse malgré l'opposition de leurs pays dans la guerre froide. Sous l'identité d'un biologiste marin et de sa femme, le duo rencontre Stromberg à bord de l'Atlantis et découvre que le riche industriel tente supposément de bâtir une cité sous-marine tout en sauvant l'humanité des problèmes en cours et qu'il possède le Liparus, le deuxième plus gros navire du monde en terme de tonnage. Toutefois, Bond et Anya sont démasqués et Stromberg envoie alors plusieurs sbires à leurs trousses dont Requin et sa pilote Naomi. Au terme de plusieurs courses-poursuites spectaculaires, le duo échappe à leurs poursuivants grâce à l'équipement spécial de la Lotus Esprit conduite par 007, qui est notamment capable de se transformer en sous-marin. De retour à leur hôtel, Bond et sa partenaire établissent que le Liparus n'a fait aucune escale au cours des six derniers mois, puis Amasova se rend compte que son partenaire a tué Barsov et jure alors de l'éliminer en retour une fois leur mission terminée.

Plus tard, le binôme monte à bord d'un sous-marin américain, l'USS Wayne, afin d'examiner le Liparus mais le pétrolier capture également ce sous-marin (il est alors révélé que sa proue se compose de portes d'étrave lui permettant d'engloutir jusqu'à trois sous-marins) alors que son équipage est forcé de se rendre auprès de l'armée personnelle de Stromberg et est emprisonné avec les équipages du Ranger et du Potemkin, détenus à bord du Liparus depuis tout ce temps. Ayant reconnu Bond et Anya parmi les marins, Stromberg leur apprend que son objectif vise à amener le Ranger et le Potemkin à tirer des missiles sur New York et Moscou pour aggraver les tensions en cours entre les États-Unis et l'Union soviétique, déclenchant un holocauste nucléaire qui détruira le monde et lui permettra de créer une nouvelle civilisation sous l'océan. Alors que l'antagoniste quitte le Liparus pour monter à bord de l'Atlantis avec Anya, 007 se libère de l'emprise des ennemis et délivre les marins capturés avant de s'allier à eux pour engager les hommes de Stromberg dans une bataille longue et intense au terme de laquelle ils prennent le contrôle du navire malgré de lourdes pertes subies dans les deux camps. Les protagonistes parviennent finalement à détruire l'armure blindée de la salle des opérations du pétrolier avec une tête nucléaire volée et reprogramment les tirs du Ranger et du Potemkin pour les amener à se détruire l'un et l'autre, contrecarrent ainsi les plans de Stromberg. Bond et ses cohortes échappent enfin au naufrage du Liparus et fuient à bord du Wayne.

Bond confrontant Stromberg pour la dernière fois.

Suite à cela, le Wayne reçoit l'ordre du Pentagone de détruire l'Atlantis mais Bond négocie auprès du commandant du navire pour avoir le temps de sauver Anya. Montant à bord de l'Atlantis, l'agent du MI6 tue Stromberg après une dernière confrontation avant de faire à nouveau face à Requin qu'il laisse ironiquement tomber dans un bassin où se trouve un requin, bien que l'assassin parvienne à tuer le poisson avec ses dents en acier. Libérant Anya alors que le Wayne détruit l'Atlantis avec deux torpilles, Bond fuit avec cette dernière dans une sonde de survie et échappe de peu au naufrage de la citadelle, tout comme Requin. Cependant, Anya tente encore de tuer 007 pour venger la mort de Barsov mais ce dernier use de ses charmes pour la convaincre d'abandonner sa croisade et ils couchent dans la sonde alors qu'elle est récupérée par un navire de la flotte britannique, laissant leurs supérieurs choqués et embarrassés de s'apercevoir que leurs agents ont entamé une relation intime.

Distribution[]

Production[]

Genèse du projet[]

Suite à la production du précédent film, L'homme au pistolet d'or (1974), il était déjà prévu que le film suivant soit L'espion qui m'aimait comme annoncé dans le générique de fin de ce dernier film. La production du métrage a cependant été retardée car le producteur de la série Harry Saltzman a dû céder ses parts d'EON Productions et de Danjaq, la société qui détient les droits sur les romans de Ian Fleming, à la société United Artists en raison de difficultés financières.

Guy Hamilton, qui a réalisé les trois derniers films de la série, devait à l'origine mettre en scène ce dixième opus et avait rencontré le romancier britannique Anthony Burgess (un grand fan de Fleming), pour lui proposer d'écrire le script. Burgess a alors écrit une première ébauche mais son travail a déplu à Hamilton et à Broccoli, qui l'ont alors congédié[3]. Un scénario loufoque dans lequel Bond affrontait l'organisation criminelle du SPECTRE, dirigée par Hugo Drax, avec l'aide de la James Bond Girl Tatiana Romanova, a par la suite été écrit par l'écrivain Cary Bates et Broccoli a ensuite pensé que tous les écrivains qu'il avait sollicité imaginaient trop des scénarios comiques et a donc fait appel au scénariste vétéran Richard Maibaum. Ce dernier a eu l'idée d'introduire une espionne russe nommée Anya Amasova. Le leader du SPECTRE Ernst Stavro Blofeld devait pendant un certain temps faire partie de l'histoire mais puisque le scénariste Kevin McClory détenait les droits liés au personnage suite à la polémique liée au roman Opération Tonnerre (1961) de Ian Fleming[3].

Après que Hamilton ait quitté le projet pour travailler sur le film Superman (1978) (ce qui a également retardé la production), le cinéaste à succès Steven Spielberg, alors en post-production de son blockbuster Les dents de la mer (1975), a été approché par Broccoli mais était préoccupé par son inexpérience[4]. Suite au large succès de Les dents de la mer, Broccoli a fait appel à Lewis Gilbert, qui a auparavant réalisé On ne vit que deux fois (1967), et a emmené avec lui le romancier britannique Christopher Wood afin qu'il collabore avec Maibaum[3].

Maibaum a décidé de réutiliser un script antérieur du film Les diamants sont éternels (1971) dans lequel le frère jumeau du méchant Auric Goldfinger possédait un pétrolier équipé d'un laser. Le personnage a ensuite été renommé "Stavros" et capturait des sous-marins nucléaires à l'aide de son pétrolier appelé Leparus/Lepadus. Il avait également un puissant homme de main nommé Requin, qui mourrait dans un four crématoire à la fin du script[3]. Tom Mankiewicz, le scénariste des deux films précédents, est venu en aide à Maibaum et à Wood. Le script a finalement été écrit en deux versions ; l'une avec Stavros et l'autre avec Ernst Stavro Blofeld. Néanmoins, comme son personnage a été utilisé, Kevin McClory a attenté un procès contre EON Productions en 1976. Entretemps, Broccoli a envisagé que Blofeld réussisse à s'enfuir à la fin de l'histoire et qu'il se fasse tuer dans le pré-générique du film suivant, Rien que pour vos yeux. Cependant, à cause du risque de poursuites judiciaires, le méchant a été renommé Karl Stromberg mais il possédait toujours les caractéristiques de Blofeld (calvitie, caresse un chat blanc) et il est finalement décidé de l'enlever complètement du script[3].

À l'origine, Stromberg devait être un ancien nazi qui regrettait le temps des fours crématoires, voulait créer une race supérieure et vivrait dans une cité sous-marine. Finalement, lorsque l'acteur autrichien Curd Jürgens a obtenu le rôle de l'antagoniste, plusieurs modifications ont étés apportées à son personnage[3].

Le film reprend uniquement le titre original du roman de Ian Fleming Motel 007 (1962), l'auteur ayant demandé à la production de ne pas reprendre son intrigue. Les personnages de Requin et de Sandor sont néanmoins basés sur les gangsters Sol Horror et Sluggsy Morant apparus dans le roman, Horror portant des dents en acier et Morant ayant une tête chauve.

Distribution[]

Lewis Gilbert voulait à l'origine que l'actrice américaine Lois Chiles interprète Anya Amasova mais en parlant à l'agent de cette dernière, il a appris que celle-ci avait temporairement pris sa retraite après avoir été bouleversée par des critiques qu'elle avait reçues et qu'elle prenait désormais des cours de théâtre[5]. Malgré cela, Chiles obtiendra par la suite le rôle de l'agent de la CIA Holly Goodhead, la James Bond Girl principale dans Moonraker (1979), la suite de L'espion qui m'aimait. Barbara Bach a obtenu le rôle d'Anya seulement quatre jours avant le début du tournage et s'attendait apparemment à n'obtenir qu'un rôle secondaire. Broccoli avait décidé de faire appel à l'actrice après avoir visionné un bout d'extrait qu'elle a tourné pour son ancien associé Tony Richardson[6].

Curd Jürgens a été choisi pour incarner Stromberg à la suggestion de Lewis Gilbert, qui avait auparavant travaillé avec lui sur le film Visa pour Hong Kong (1959) dans lequel le comédien tenait le rôle principal. Avant qu'il n'ait été retenu, l'acteur britannique James Mason a été envisagé pour le rôle[7].

Caroline Munro a été choisie pour incarner Naomi par Broccoli[8].

Tournage[]

Le tournage de L'espion qui m'aimait a débuté le 31 août 1976 et s'est terminé le 26 janvier 1977. Il a été filmé entre autres aux studios de Pinewood de Londres, en Sardaigne, en Égypte, à Malte, en Écosse, à Okinawa, au Japon, en Suisse et au Mont Asgard, au Canada.

L'intérieur du Liparus comme montré dans le film.

Comme aucun studio n'était assez grand pour filmer l'intérieur du Liparus, le décorateur Ken Adam a supervisé dès mars 1976 la construction d'une nouvelle scène sonore à Pinewood, la 007 Stage, au coût de 1,8 millions de dollars. La scène sonore était si énorme (la plus grande de l'époque[9]) que le directeur de la photographie Claude Renoir était incapable de l'illuminer efficacement sachant que sa vue se détériorait et le cinéaste Stanley Kubrick, qui rendait visite à la production en secret, l'a donc conseillé sur la façon d'éclairer la scène[9]. Pour l'extérieur, la compagnie pétrolière Shell était prête à prêter un pétrolier non utilisé à la production mais les risques en matière d'assurance et de sécurité étaient élevés et la production a donc préféré utiliser des miniatures construites par l'équipe du superviseur des effets spéciaux Derek Meddings. Comme pour certains des précédents films, les scènes sous-marines ont été tournées aux Bahamas. La piscine au requin de Stromberg a été filmée avec un requin vivant placé dans une piscine d'eau salée. La transformation de la Lotus en sous-marin a été réalisée en utilisant sept modèles différents, un pour chaque étape de la transformation. Pour les bureaux du général Gogol, Ken Adam voulait un espace ouvert pour contraster avec le quartier général fermé de M et s'est inspiré du cinéaste et théoricien Sergei Eisenstein pour faire un ensemble "en crypte russe". D'autres scènes dont celle du Mojaba Club (située au Caire dans le film), celle du bureau de M et celle du train ont également été filmées à Pinewood.

Durant le tournage en Égypte, l'équipe a fêté le cinquantième anniversaire de Roger Moore. Lors du tournage de certaines scènes au Caire et à Gizeh, un représentant du gouvernement égyptien était présent afin de s'assurer que son pays ne soit pas représenté d'une manière négative. En conséquence, lors du tournage de la scène où une construction égyptienne s'effondre sur Richard Kiel (Requin) et que Bond se moque de la fragilité de cette dernière, Moore n'avait pas vraiment articulé lorsqu'il avait prononcé cette réplique pour qu'elle passe inaperçue vis-à-vis du gouverneur. L'acteur a par la suite redoublé le dialogue en post-production[10] et lorsque le film est sorti, la scène a ironiquement fait rire le public égyptien[4].

La scène du saut à ski telle que montrée dans le film.

La célèbre scène du saut à ski dans le pré-générique située dans les Alpes autrichiennes a en réalité été tournée sur le mont Asgard et également sur le massif de l'Engadine, dans le canton des Grisons, en Suisse[2]. Roger Moore y était doublé par le cascadeur Rick Sylvester[2][11], qui a été payé 30 000 $ pour réaliser la scène[12]. Cependant, comme on peut le voir dans le film, un des skis portés par Sylvester a failli s'emmêler dans les fils du parachute mais la scène a heureusement pu être réalisée sans accident grave[12]. Elle est aujourd'hui encore considérée comme une des séquences les plus spectaculaires de la série.

Pour les prises de vue en Sardaigne, Lotus a livré à la production deux modèles autorisés à circuler sur la voie publique, dont l'un a été transformé en voiture-caméra. Au départ, le pilote cascadeur désigné pour filmer la séquence de poursuite impliquant la Lotus Esprit n'a pas su rendre la scène suffisamment excitante en raison des niveaux d'adhérence importants de l'Esprit. Après une prise infructueuse, l'équipe a demandé à ce que la voiture soit ramenée sur le lieu de tournage et, en l'absence du cascadeur, Roger Becker, ingénieur chez Lotus, qui est venu sur le plateau avec les Esprits et connaissait bien les caractéristiques de maniabilité de la voiture, a pris le volant. Sa brève performance dans la voiture a été si impressionnante que lorsqu'il s'est placé devant les caméras une fois sa prouesse réalisée, Broccoli lui aurait demandé de répéter l'exploit immédiatement, en s'assurant que les caméras tournent cette fois. Becker a ensuite été engagé pour réaliser la quasi-totalité des cascades de la séquence de poursuite. En plus des deux voitures susmentionnées, Lotus a également mis six carrosseries Esprit à la disposition de la production, dont l'une a été utilisée pour les scènes sous-marines.

Requin détruisant un verrou avec ses dents en acier.

Les dents en acier portées par Richard Kiel ont été conçues par Peter Thomas, un technicien dentaire qui travaillait près de Pinewood. L'acteur a rapporté que la mâchoire était inconfortable et qu'il ne pouvait pas la porter plus d'une minute. Durant le tournage, de la réglisse était utilisée lorsque Requin devait mordre quelque chose. Après avoir servi dans une scène, les dents étaient placées dans un récipient en plastique avec du coton hydrophile dans le fond et étaient rincées avec un rince-bouche afin de pouvoir être utilisées dans la scène suivante. Comme Kiel l'a déclaré dans une interview, la chaîne que Requin détruit ses dents avant de tuer Aziz Fekkesh était faite de réglisse[9]. L'acteur a été doublé par le cascadeur Bob Simmons, un habitué de la série, durant le tournage de l'affrontement dans le train alors que Simmons mesurait environ 30 centimètres de moins que Kiel.

Sortie[]

L'avant-première mondiale de L'espion qui m'aimait a eu lieu le 7 juillet 1977 en présence de la princesse Anne à l'Odeon Leicester Square de Londres et il est sorti en Italie le même jour. Le métrage a rapporté 185,4 millions de dollars dans le monde entier dont 46 000 000 $ aux États-Unis. C'était à l'époque le film de United Artists le plus rentable. En France, il a totalisé 3 500 993 entrées dont 938 146 à Paris[1].

Médias[]

Photos[]

Vidéos[]

Notes[]

  • L'espion qui m'aimait était le premier film de la série "officiel" à avoir été diffusé à la télévision française.
  • Comme l'a déclaré Albert Broccoli dans une interview en 1982, L'espion qui m'aimait et un de ses trois films de James Bond préférés, les deux autres étant Bons baisers de Russie et Goldfinger.
  • C'est également un des deux films favoris (l'autre étant Au service secret de Sa Majesté) du cinéaste à succès Christopher Nolan[13],.
  • C'est le premier film à faire explicitement allusion (bien que brièvement) à la mort de Tracy, l'épouse de Bond dans Au service secret de Sa Majesté ; dans la scène au Mojaba Club, Anya mentionne à Bond qu'il a été marié une fois et que sa femme a été tuée.
  • Avec Rien que pour vos yeux, L'espion qui m'aimait était le film de James Bond préféré de Roger Moore parmi ceux dans lesquels il avait joué. Ainsi, afin de rendre hommage à l'acteur après son décès en 2017, les deux films ont été ressortis au cinéma dans des territoires limités dans le monde et 50% des bénéfices des projections sont allés à l'UNICEF pour lequel Moore était ambassadeur de bonne volonté[14].
  • Durant la séquence égyptienne, Bond rend visite à M dans un tombeau égyptien, marquant la troisième occasion dans la série de films où le bureau du chef du MI6 est installé dans un cadre inhabituel. Il a également été transféré à bord du HMS Tenby, un sous-marin de la Royal Navy, dans On ne vit que deux fois (1967), dans l'épave du RMS Queen Elizabeth dans le port de Hong Kong L'homme au pistolet d'or (1974), dans un monastère brésilien dans Moonraker (1979) et dans un C-130 Hercules dans Tuer n'est pas jouer (1987). C'est cependant la première fois que l'atelier de Q est également déplacé avec son personnel et ses gadgets, bien que Q ait retrouvé Bond sur le terrain de son propre chef à plusieurs reprises depuis Opération Tonnerre (1965). L'atelier du quartier-maître sera à nouveau relocalisé dans des destinations exotiques dans Moonraker et Octopussy (1983).
  • Le cascadeur et acteur Glenn Foster a vu L'espion qui m'aimait au cinéma lorsqu'il était enfant et son ambition de devenir cascadeur est due au fait qu'il a été impressionné par la scène du saut à ski[15]. Foster a participé aux films Meurs un autre jour (2002), Casino Royale (2006) et surtout Quantum of Solace (2008) dans lequel il incarne l'agent double Craig Mitchell.

Références[]

  1. 1,0 1,1 1,2 et 1,3 http://www.jpbox-office.com/fichfilm.php?id=7938
  2. 2,0 2,1 et 2,2 Evin, Guillaume Perriot, Laurent (2020), Bons baisers du monde. ISBN 2100810820
  3. 3,0 3,1 3,2 3,3 3,4 et 3,5 http://www.commander007.net/2016/02/lespion-maimait-scripts-originaux/
  4. 4,0 et 4,1 https://translate.google.ch/translate?hl=fr&sl=en&u=http://www.imdb.com/title/tt0076752/trivia&prev=search
  5. https://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=en&u=https://www.mi6-hq.com/sections/movies/tswlm_trivia.php3&prev=search&pto=aue
  6. https://jamesbond007.net/portfolio/anya-amasova-barbara-bach/
  7. https://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=en&tl=fr&u=https://screenrant.com/007-actors-almost-cast-as-bond-villains&prev=search
  8. http://jamesbond007.net/Encyclo/naomi-caroline-munro/
  9. 9,0 9,1 et 9,2 https://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=en&u=https://screenrant.com/james-bond-007-spy-who-loved-me-facts-trivia/&prev=search&pto=aue
  10. https://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=en&u=https://screenrant.com/james-bond-behind-the-scenes-facts-trivia/&prev=search&pto=aue
  11. https://www.dvdclassik.com/critique/rien-que-pour-vos-yeux-glen
  12. 12,0 et 12,1 https://www.youtube.com/watch?v=oCu6e_Y5_Xk
  13. https://screenrant.com/james-bond-christopher-nolan-favorite-movies/
  14. https://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=en&u=https://www.imdb.com/title/tt0082398/trivia&prev=search&pto=aue
  15. https://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=en&u=http://www.glenn-foster.com/&prev=search&pto=aue

  

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