James Bond
James Bond
1 390
pages

Saunders est un agent de renseignement du MI6 et le chef de la section "V" de Vienne des services secrets britanniques. Un bureaucrate rigide qui suit les procédures et les formalités administratives à la lettre, il planifie ses opérations avec un soin minutieux et serait donc en désaccord avec un collègue cynique qui remet ses décisions en question en préférant agir à l'instinct. Saunders peut néanmoins adopter une attitude plus raisonnable dans certaines situations au point de risquer son emploi et sa vie pour aider un partenaire sans planifier de stratégies vouées à l'échec.

Dans le film[]

"Défection" de Koskov[]

James Bond: "Réjouissez-vous, Saunders ; l'opération est un succès et officiellement, à votre crédit."
Saunders: "Croyez-bien que les choses ne se passeront pas comme ça, 007. J'informerais M que vous avez délibérément manqué votre cible, vous aviez ordre d'abattre ce tireur du KGB."
James Bond: "Vous savez ce que j'en fais des ordres, je ne tue que des professionnels. Cette fille ne savait même pas par quel bout on prend une arme. Vous n'avez qu'à lui dire ce que vous voulez. S'il me limoge, je lui dirais merci... Qui que soit cette fille, il y a tout de même des cas dans la vie où tuer n'est pas jouer."
―James Bond et Saunders[src]
Saunders rencontrant Bond au conservatoire.

Saunders rencontrant Bond au conservatoire.

Vers 1987, Saunders organise la défection du "super cerveau" du KGB Georgi Koskov de la Tchécoslovaquie vers l'Autriche, assisté par l'agent "00" du MI6 James Bond. Après avoir rencontré 007 à un concert de musique classique à Bratislava, Saunders l'emmène dans leur cachette située en face du conservatoire, d'où ils doivent surveiller la zone et repérer d'éventuels tireurs du KGB qui pourraient tenter d'empêcher Koskov de s'enfuir. Cependant, Saunders démontre d'emblée son incompétence en matière de planification car il recommande à Bond un type de munitions qui serait inefficace contre les gilets pare-balles des agents du KGB. De plus, comme il tient à s'attribuer le mérite de l'opération, il est offensé lorsque 007 modifie son plan en évitant délibérément de tuer une sniper avant d'envoyer Koskov dans un gazoduc transsibérien en Autriche. Saunders, pour sa part, comptait simplement cacher le général soviétique dans sa voiture, ce qui s'est avéré être une mauvaise option car les gardes-frontières examinent justement le coffre au moment où il passe la douane. Consterné et furieux, Saunders jure de rapporter à leur supérieur que Bond a saboté son opération lorsqu'il retrouve le commander peu de temps après.

Assistance de Bond et mort[]

"Très bien. Après tout, je n'ai rien à perdre sauf ma retraite."
― Saunders acceptant d'aider Bond.[src]

Quelques jours plus tard, après avoir découvert que Koskov a simulé son passage à l'Ouest, Bond retrouve Saunders à un opéra de Vienne où le chef de section est surpris de voir son collègue en compagnie de Kara Milovy, la sniper violoncelliste. 007 lui explique donc qu'elle n'est pas du KGB mais simplement la petite-amie de Koskov. Il presse le bureaucrate rigide de contourner le protocole pour identifier les complices de Koskov en se renseignant sur un violoncelle onéreux que le militaire suspect a offert à Kara. Convaincu, Saunders accepte d'aider Bond, déclarant "ne rien avoir à perdre sauf sa retraite", et donne rendez-vous à l'agent "00" dans un café situé au parc d'attractions Prater.

Saunders révélant le lien entre Koskov et Whitaker à Bond.

Saunders révélant le lien entre Koskov et Whitaker à Bond.

Durant cette prochaine rencontre, Saunders informe James du lien qu'il a découvert entre Koskov et le trafiquant d'armes Brad Whitaker, qui vit dans sa villa à Tanger, au Maroc. Il remet également à Bond les faux papiers qu'il a demandé pour Kara avant de prendre congé. Toutefois, Saunders ignore que ses investigations ont fait de lui une menace pour Koskov et Whitaker et qu'ils comptent le tuer en faisant porter le chapeau au chef du KGB, Leonid Pushkin. Ainsi, alors que Saunders sort du café, un assassin déclenche un explosif dans la porte coulissante automatique du café, qui écrase alors Saunders, le tuant sur le coup. Le meurtrier laisse derrière lui un ballon portant l'inscription "Mort aux espions" pour incriminer Pushkin mais James, qui se méfie de Koskov depuis le début, croit en l'innocence de Pushkin, en partie grâce aux informations transmises par Saunders.

La mort de Saunders est plus tard vengée lorsque 007 laisse Necros tomber du haut d'un avion-cargo survolant l'Afghanistan.

Production[]

Saunders est un protagoniste majeur dans le film de James Bond de 1987 Tuer n'est pas jouer, le quinzième volet de la série d'EON Productions. Il a été interprété par l'acteur britannique Thomas Wheatley, qui a été doublé dans la version française par l'acteur Nicolas Marié.

Wheatley avait débuté sa carrière d'acteur à l'époque du film ; sa première apparition à la télévision, dans la série Honest, Decent and True, a été diffusée en février 1986 et a été vue par Debbie McWilliams, la directrice de casting de James Bond. Lorsqu'il passait le casting, Wheatley avait raconté au producteur Albert R. Broccoli qu'il avait envisagé une carrière dans les services secrets et avait passé deux entretiens informels avec le MI6 dans des lieux anonymes et étranges à Londres. La production lui a alors proposé le rôle de Saunders le jour même, dans l'après-midi[1].

Thomas Wheatley et Timothy Dalton sur le tournage du film.

Thomas Wheatley et Timothy Dalton sur le tournage du film.

Toujours selon l'acteur, la mort de Saunders, coupé en deux par les portes du café, devait à l'origine être montrée à l'écran. L'équipe de tournage avait élaboré un trucage alambiqué pour montrer le personnage coupé en deux mais a finalement préféré ne montrer que la réaction bouleversée de Bond assistant à cela. Wheatley a ajouté : "Je me souviens, lors du tournage de cet effet spécial avec Timothy [Dalton], avoir entendu le serveur viennois crier "Apportez une civière", ce qui m'a fait penser que Bond devrait peut-être lever les yeux et dire "Vous feriez mieux d'en apporter deux""[1].

Images[]

Référence[]

  1. 1,0 et 1,1 Field, Matthew; Chowdhury, Ajay (2015). Some Kind of Hero : 007 : the Remarkable Story of the James Bond Films. Stroud, Gloucestershire : The History Press Ltd. ISBN 0750964219. OCLC 930556527.