James Bond
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Grosbonnet: "[S'adressant à ses hommes] C'est ça, l'espèce de pignoufl qui te filait en ville ?"
James Bond: "Écoutez, il me semble qu'il y a méprise. Mon nom est..."
Grosbonnet: "Les noms, c'est pour les pierres tombales, mon pote !"
―M. Grosbonnet et James Bond[src]

Vivre et laisser mourir (Live and Let Die en version originale) est un film d'espionnage britannique réalisé par Guy Hamilton et sorti en 1973. Il s'agit du huitième opus de la série centrée sur l'agent du MI6 James Bond produite par Harry Saltzman et Albert R. Broccoli par l'intermédiaire de leur société EON Productions. C'est le premier des sept métrages à mettre en scène l'acteur britannique Roger Moore dans le rôle de l'espion titulaire, le précédent interprète Sean Connery ayant refusé de revenir dans la série après le précédent film, Les diamants sont éternels (1971).

Le scénario a été écrit par le scénariste et réalisateur Tom Mankiewicz et est basé sur le roman éponyme de 1954 de l'écrivain et ancien espion Ian Fleming, bien qu'il comporte de nombreuses différences avec l'intrigue originale. Dans le film, Bond est chargé d'enquêter sur les meurtres de trois agents britanniques et se retrouve confronté à un trafiquant d'héroïne afro-américain connu sous le nom de M. Grosbonnet, qui se révèle être l'alter-ego du Dr. Kananga, le dictateur corrompu d'une petite île fictive dans les Caraïbes sur laquelle des pavots d'héroïne sont cultivés en secret. Le film a été influencé par l'ère de la blaxploitation des années 1970 et s'écarte donc des complots typiques des méchants mégalomanes de James Bond (qui impliquent généralement de déstabiliser des puissances mondiales) pour mettre davantage l'accent sur le trafic de drogue, une caractéristique courante dans la blaxploitation. Vivre et laisser mourir comporte aussi d'autres archétypes et clichés du genre comme des coiffures afro, des stéréotypes raciaux et des gangsters noirs. Il aborde également des sujets comme le culte vaudou, un autre thème inhabituel pour la série. En dehors de Moore, le métrage met en scène l'acteur afro-américain Yaphet Kotto dans le rôle du Dr. Kananga ainsi que l'actrice Jane Seymour dans le rôle de la voyante Solitaire et présente Julius W. Harris, Geoffrey Holder, David Hedison et Clifton James dans des rôles secondaires. Vivre et laisser mourir est également notable pour mettre en scène la première James Bond Girl afro-américaine impliquée de façon romantique avec Bond, Rosie Carver, incarnée par Gloria Hendry.

Le budget du film est estimé à 7 000 000 $[1] et il a rapporté plus de 126 000 000 $ (environ 729 millions en avril 2019[2]) aux box-office mondial. Il a reçu des critiques généralement positives, notamment en raison de la prestation de Moore, bien que les clichés raciaux soient parfois critiqués de nos jours. Sa chanson titre, écrite par Paul et Linda McCartney et interprétée par leur groupe Wings, a également été nominée pour l'Oscar de la meilleure chanson originale. Plusieurs éléments du film ont ensuite été repris dans les produits dérivés de la série, notamment le jeu de rôle sur table James Bond 007, et plusieurs personnages, notamment le Baron Samedi et Kananga, ont été ré-introduits dans des jeux-vidéos (notamment dans les modes multijoueurs) comme GoldenEye 007 (1997) et 007 Legends (2012).

Synopsis[]

Suite aux assassinats de trois agents du MI6 morts dans des circonstances mystérieuses en l'espace de 24 heures alors qu'ils surveillaient le Dr. Kananga, le dictateur de la petite île de San Monique, dans les Caraïbes, l'agent de terrain James Bond est envoyé à New York par son supérieur Miles Messervy pour y débuter une enquête. En visite aux Nations-Unies, Kananga est informé des agissements de l'agent 007 par Solitaire, sa médium qui a le don de voir le futur, et tente de faire tuer Bond en envoyant un de ses sbires éliminé son chauffeur mais le protagoniste échappe de peu à l'accident. La plaque d'immatriculation du tueur mène Bond à Harlem où il fait la rencontre de M. Grosbonnet, un trafiquant de drogue possédant la chaîne de restaurants Fillet of Soul à travers les États-Unis, mais ni le Britannnique ni la CIA ne comprennent pourquoi le gangster noir le plus puissant de New York travaille avec un politicien sans importance.

Bond rencontrant Rosie.

Après avoir échappé aux sbires de Grosbonnet avec l'aide d'un collègue de son ami Felix Leiter, Bond se rend à San Monique où il est abordé par Rosie Carver, un agent local de la CIA. Ils rencontrent un batelier allié à 007, qui les emmène près de la maison de Solitaire. Pendant ce temps, la voyante utilise ses cartes pour essayer de connaître le destin de l'agent britannique mais elle tire la carte des amoureux et décide de mentir à Kananga en prétendant avoir tiré la carte de la mort, amenant celui-ci à tendre un piège à l'enquêteur. Dans un même temps, Bond soupçonne Rosie d'être un agent double pour Kananga et cette dernière, effrayée, tente de s'échapper mais est immédiatement tuée par les hommes de Kananga. Le commandeur se fait ensuite conduire à la résidence de Solitaire et trompe la jeune femme avec un jeu de cartes de tarot empilées qui ne montrent que la carte des amoureux en lui faisant croire que leurs destins sont liés et couche avec elle. Ayant perdu sa virginité et par conséquent sa capacité à prédire l'avenir, Solitaire se rend compte qu'elle sera tuée par Kananga et accepte donc à contrecœur d'accompagner 007.

Après avoir découvert des champs de pavot sur l'île, Bond et Solitaire échappent aux hommes de Kananga lancés à leur poursuite et rejoignent la Louisiane. Toutefois, les sbires de leur ennemi les piègent à un aéroport et capturent la médium alors que l'espion parvient à s'enfuir avec l'aide d'une apprentie pilote. Rejoignant Leiter, 007 se rend avec lui au restaurant Fillet of Soul de la Nouvelle-Orléans mais est capturé à nouveau lorsque son allié est appelé au téléphone. L'Anglais est à nouveau confronté par M. Grosbonnet, qui retire le masque en latex qu'il portait et se révèle être Kananga. 007 réalise alors que ce dernier cultive des champs de pavot sur San Monique en effrayant les habitants de l'île avec le culte vaudou personnifié par le prêtre Baron Samedi. En tant que Grosbonnet, Kananga projette de distribuer gratuitement l'héroïne dans ses restaurants, ce qui augmentera le nombre de toxicomanes. Il a alors l'intention de mettre d'autres trafiquants de drogue en faillite avec son cadeau, puis de facturer plus tard des prix élevés pour son héroïne afin de capitaliser sur l'énorme dépendance des toxicomanes à la drogue qu'il a cultivée.

Kananga confrontant Solitaire après avoir découvert sa trahison.

Reprochant à Solitaire d'avoir eu des relations sexuelles avec Bond et d'avoir donc perdu sa capacité à lire les cartes de tarot, Kananga livre cette dernière au Baron Samedi pour qu'elle soit sacrifiée. Il ordonne également à ses hommes menés par son bras droit Tee Hee et son subordonné Adam d'emmener 007 à une ferme cachée dans une région forestière non exploitée qui héberge des alligators et des crocodiles et dissimule son laboratoire de drogue afin que l'agent "00" soit dévoré par les reptiles. Cependant, alors que ce dernier est laissé sur un petit parterre au milieu d'un lac, il s'échappe en courant sur le dos des animaux pour se mettre en sécurité. Après avoir mis le feu au laboratoire de la ferme, il vole un hors-bord et s'échappe, poursuivi par les hommes de Kananga dirigés par Adam, ainsi que le shérif J.W. Pepper et la police d'État de Louisiane. La plupart des poursuivants sont mis hors-jeu durant la course-poursuite et il parvient à s'échapper avant de rejoindre Leiter, qui l'informe que Kananga est retourné à San Monique avec Solitaire et le Baron Samedi.

Solitaire et Bond étant face à Kananga.

Se rendant sur l'île avec ses alliés, Bond installe des explosifs chronométrés dans les plantations de drogue avant d'interrompre le sacrifice vaudou et de sauver Solitaire tout en jetant le Baron Samedi dans un cercueil rempli de serpents venimeux. Bond et Solitaire s'échappent ensuite par un passage souterrain mais ils se retrouvent dans un autre repaire de Kananga, qui les capture à nouveau en leur révélant que la production de sa drogue n'est pas interrompue puisqu'il lui reste encore de gros approvisionnements d'héroïne. Faisant attacher le couple à un treuil habituellement utilisé pour charger l'héroïne sur un monorail et tente de le nourrir à ses requins après avoir blessé Bond au bras avec sa machette pour attirer les poissons. Heureusement, 007 libère Solitaire et lui-même grâce à sa montre gadgétisée conçue par Q, le quartier-maître du MI6, et affronte Kananga qu'il force à avaler une capsule à air comprimé qu'il a entretemps récupéré grâce à sa montre, faisant gonfler le dictateur avant d'exploser.

Leiter accompagne finalement Bond et Solitaire alors que les deux amants montent dans un train pour rentrer en Angleterre. Cependant, Tee Hee se fait introduire clandestinement à bord et s'introduit dans le compartiment du couple pour les éliminer mais 007 utilise un coupe-ongles pour couper les deux fils de contact qui permettent au sbire de contrôler son bras avant le défenestrer. Néanmoins, il est finalement révélé que le Baron Samedi, toujours vivant, est perché à l'avant du train et rie méchamment.

Distribution[]

Production[]

Genèse du projet[]

Durant le tournage du film Les diamants sont éternels, le roman Vivre et laisser mourir a été choisi pour servir de base au prochain film de la saga car le scénariste Tom Mankiewicz pensait qu'il était judicieux de faire apparaître des méchants noirs car les Black Panthers et d'autres mouvements raciaux étaient très actifs à l'époque. Mankiewicz a été invité à participer au projet par Guy Hamilton après avoir co-écrit le dernier film[3]. Hamilton étant fan de jazz, Mankiewicz a proposé à ce que l'action du film se déroule à la Nouvelle-Orléans. Le réalisateur s'est toutefois souvenu que le Mardi gras et la parade musicale du Junkanoo sont déjà apparus dans Opération Tonnerre (1965) mais la ville a finalement été conservée après que l'équipe ait fait des repérages par hélicoptère. Mankiewicz a commencé la rédaction du script, qui n'a en fin de compte que très peu de rapports avec le roman.

Pour avoir une meilleure idée de la manière dont le vaudou était pratiqué, Harry Saltzman et Albert R. Broccoli ont fait d'autres repérages à la Nouvelle-Orléans, puis dans les îles des Antilles, avec Hamilton, Mankiewicz et le directeur artistique Syd Cain. Haïti était une destination importante de la tournée et Ian Fleming l'avait même associé à la religion dans son roman. Bien que la production ait pu assister à des manifestations vaudous réelles, il a été décidé de ne pas filmer à Haïti en raison de l'agitation politique sous le régime de François "Papa Doc" Duvalier qui régnait dans le pays à l'époque.

En cherchant d'autres lieux de tournage en Jamaïque, l'équipe du film a découvert une ferme d'alligators à l'entrée de laquelle se trouvait le panneau "les intrus seront dévorés". La ferme a également été utilisée pour le film et Mankiewicz a même utilisé le nom de son propriétaire, Ross Kananga, pour le Dr. Kananga. Il a en outre été envisagé de faire revenir Honey Ryder, la James Bond Girl iconique incarnée par Ursula Andress dans le premier film, James Bond 007 contre Dr. No (1962), mais il a en fin de compte été convenu qu'il serait inapproprié de faire vivre une nouvelle histoire d'amour entre James Bond et ce personnage[4].

Le scénariste habituel, Richard Maibaum, a déclaré qu'il a refusé de participer à ce film car il était trop occupé et qu'il n'a pas apprécié le produit final. Toutefois, Maurice Binder est revenu à la conception du générique et Ted Moore a repris son poste de directeur de la photographie, marquant la sixième participation des deux hommes à la série.

Distribution[]

Sean Connery s'est vu proposer un cachet de 5 000 000 $ pour revenir dans ce film mais a refusé l'offre. Les producteurs Harry Saltzman et Albert R. Broccoli ont donc envisagé plusieurs acteurs pour lui succéder dont les Britanniques Jeremy Brett, Simon Oates, John Ronane, Michael McStay et William Gaunt. La société United Artists a souhaité que le rôle soit tenu par un acteur américain et ont entre autres proposé Adam West, Clint Eastwood, Burt Reynolds, Paul Newman, Robert Redford et John Gavin. Voulant plutôt un acteur britannique[5], Broccoli a fait passer des auditions à Julian Glover, Michael Billington, John Gavin, Jeremy Brett, Simon Oates, John Ronane et William Gaunt, Billington étant devenu son favori. Finalement, Roger Moore, qui a déjà été envisagé pour incarner Bond à l'époque de Au service secret de Sa Majesté (1969), a été choisi le 1 août 1972 alors que Billington restait à disposition s'il changeait d'avis. Moore a donc signé un contrat pour trois films et Tom Mankiewicz a adapté le scénario par rapport à l'acteur, notamment en ajoutant des scènes humoristiques, rendant son itération radicalement différente que celle de Sean Connery. De leurs côtés, Julian Glover et Billington joueraient tous deux des antagonistes dans les futurs films, Glover incarnant Aris Kristatos dans Rien que pour vos yeux (1981) et Billington jouant Sergei Barsov dans L'espion qui m'aimait (1977).

Avant que Jane Seymour n'ait décroché le rôle de Solitaire, Broccoli et Saltzman ont envisagé de confier le rôle de la James Bond Girl à la chanteuse et actrice afro-américaine Diana Ross afin de s'adapter au marché américain de l'époque caractérisé par la Blaxploitation. Cependant, le département marketing du film a estimé qu'au moins six pays ne diffuseraient pas le film si Bond couche avec une femme noire et Ross a donc dû être dispensée. Néanmoins, Vivre et laisser mourir présente toujours l'actrice afro-américaine Gloria Hendry dans le rôle de Rosie Carver, qui est brièvement impliquée dans une relation romantique avec Bond (bien qu'ils ne soient jamais montrés ensemble dans des situations trop suggestives)[6].

D'après Roger Moore, Jane Seymour n'a eu qu'à démêler sa longue chevelure lors de son casting pour décrocher le rôle. La comédienne a ajouté à ce propos : "Je portais un chapeau en fourrure parce qu’on m’avait toujours dit que j’avais une toute autre tête quand j’avais le visage dégagé. Quand j’ai retiré le chapeau, mes cheveux sont tombés en cascade. C’était gagné. Harry [Saltzman] m’a dit : "Nous vous offrons le rôle principal."[6].

Bernard Lee, qui incarne ici M pour la huitième fois, souffrait du cancer de l'estomac qui l'a finalement emporté en 1981 au moment du tournage de ce film. Il a finalement pu se rétablir pour continuer d'interpréter son personnage jusqu'à Moonraker (1979)[7].

Au désarroi de l'acteur Desmond Llewelyn, qui incarnait Q dans les six films précédents, Broccoli et Saltzman ont décidé de ne pas faire apparaître le quartier-maître iconique dans ce film (bien qu'il soit mentionné par les autres personnages) en estimant qu'il y a trop de gadgets. À la demande des fans, Llewelyn a repris son rôle dans L'homme au pistolet d'or (1974) et tous les films suivants jusqu'à Le monde ne suffit pas (1999). Vivre et laisser mourir demeure en conséquence l'un des trois seuls films de la série (avec Casino Royale (2006) ainsi que dans Quantum of Solace (2008)) où le personnage est absent.

Tournage[]

Le tournage de Vivre et laisser mourir a débuté le 13 octobre 1972 en Louisiane, dans le sud des États-Unis, et s'est terminé le 15 mars 1973. Les prises de vue se sont faites dans un premier temps qu'avec la seconde équipe dirigée par Bob Simmons car Moore s'était fait diagnostiquer une lithiase urinaire[5][8]. En novembre, la production s'est déplacée en Jamaïque, qui doublait San Monique, une île fictive. En décembre, l'équipe tournait simultanément des scènes d'intérieurs dans les studios de Pinewood au Royaume-Uni et des scènes extérieurs dans le quartier d'Harlem, à New York. Les producteurs ont dû verser de l'argent à un gang local de Harlem pour assurer la sécurité de l'équipe. Certains extérieurs, notamment le restaurant Fillet of Soul et le magasin vaudou[2], ont en réalité été tournés dans l'Upper East Side de Manhattan en raison des difficultés rencontrées pour tourner à Harlem. La poursuite dans la rue a été tournée sur FDR Drive.

Ross Kananga a suggéré la cascade de Bond marchant sur des crocodiles de la ferme pour leur échapper et a été engagé par les producteurs pour l'exécuter. La scène a nécessité six prises et Kananga a failli mourir au bout de l'une d'elles lorsqu'un crocodile lui a attrapé la jambe, déchirant son pantalon[2][5]. Moore a néanmoins effectué la plupart de ses autres cascades sur ce film. La production a également rencontré des problèmes avec les serpents durant les scènes de la cérémonie vaudou en Jamaïque : la responsable du scénario était si effrayée qu'elle a refusé d'être sur le plateau avec l'équipe, un acteur s'est évanoui pendant le tournage d'une scène où il est tué par un serpent, Jane Seymour était terrifiée lorsqu'un serpent était devant son visage et Geoffrey Holder n'a accepté de tomber dans le cercueil rempli de serpents que parce que la princesse Alexandra visitait le plateau. Enfin, durant le tournage de la scène, le danser qui tenait le serpent a été mordu et a laissé tomber le reptile, qui a failli mordre Seymour alors qu'elle était attachée à un pieu dans le cadre de la scène ; le responsable du serpent a attrapé l'animal alors qu'il était à quelques centimètres des pieds de l'actrice.

La poursuite en bateaux comme elle est montrée dans le film.

La poursuite en bateaux a été filmée dans la région d'Irish Bayou, en Louisiane, et devait quelques fois être interrompue à cause d'inondations. 26 bateaux ont été construits par la société Glastron pour le film et 17 d'entre eux ont été détruits pendant les répétitions. La scène de saut en hors-bord au-dessus du bayou, filmée à l'aide d'une rampe spécialement construite, a involontairement établi un record du monde de l'époque par Guinness, ayant atteint une hauteur de 34 mètres, une cascade réalisée par le cascadeur Jerry Comeaux[2]. Les vagues créées par l'impact ont provoqué le retournement du bateau suivant. Pendant la production, le shérif local a insisté pour qu'aucun homme noir ne conduise de véhicules dans sa paroisse mais il a été contraint d'accepter lorsque les producteurs ont menacé de déplacer le tournage dans un autre lieu. Moore est tombé malade durant le tournage de la séquence et a été immédiatement hospitalisé. Le bateau du comédien aurait également été projeté dans un hangar et il s'est alors cassé plusieurs dents et tordu le genou[2]. Néanmoins, bien que Moore dû marcher avec une canne pendant plusieurs jours, il a pu terminer le tournage de la séquence lui-même car il devait seulement être assis dans le bateau[5].

La poursuite impliquant le bus à impériale a été filmée avec un ancien bus londonien dont la partie supérieure a été retirée, puis remise en place sur des roulements à billes pour lui permettre de glisser lors de l'impact. Les cascades impliquant le bus ont été réalisées par Maurice Patchett, un instructeur de conduite de bus des transports londoniens.

L'artiste espagnol Salvador Dalí a été contacté par la production pour créer un jeu de cartes de tarot pour le film mais le prix demandé par ce dernier était supérieur à l'ensemble du budget du film. Le jeu utilisé a finalement été conçu par l'artiste écossais Fergus Hall alors que Dalí a continué de travailler sur le jeu et l'a publié en 1984[9].

Sortie[]

Le film est sorti aux États-Unis le 27 juin 1973 mais son avant-première mondiale s'est tenue le 6 juillet 1973 à l'Odeon Leicester Square de Londres et il est sorti au Royaume-Uni le même jour. Comme mentionné précédemment, Vivre et laisser mourir a rapporté plus de 126 000 000 $ à travers le monde. En France, il a totalisé 3 053 913 entrées dont 913 342 à Paris[1].

Médias[]

Photo[]

Vidéos[]

Notes[]

  • C'est le seul film de la franchise dans lequel Bond n'est pas visible dans le pré-générique, même s'il est apparu sous la forme d'un double dans Bons baisers de Russie (1963) et d'un mannequin dans L'homme au pistolet d'or.
  • C'est aussi le deuxième film après James Bond 007 contre Dr. No dans lequel la résidence de Bond est montrée. Il sera suivi par 007 Spectre (2015).
  • Il s'agit du film préféré de l'acteur Daniel Craig, dernier interprète de Bond en date, et de Sam Mendes, le réalisateur de Skyfall (2012) et de 007 Spectre[10].

Références[]

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